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lundi 28 décembre 2009

Mèche ou filament?



A quoi aura servi Copenhague? Certainement pas à une prise de conscience de la nécessité d'économiser l'énergie sous toutes ses formes à commencer par l'électrique? L'électron aussi a besoin de vacances et à ses repas en famille (non parce que les ballades en cuivre ne facilitent pas les regroupements familiaux)! Watt? Je n'y comprends rien, je ne vois pas où tu veux en venir? Eclaire nous LXII! Nul besoin de vous illuminer de ma science ce soir, la rue suffira! Toutes ces décorations de Noël aussi moches les unes que les autres suffisent à avancer comme en plein jour! Y'a concours du mauvais goût? Je n'ai pas reçu les buletins d'inscription! Mais mon Dieu que la LED est laide! Oserais-je appeler à l'aide l'ingénieur en LED? L'ampoule ne suffisant plus, il a fallu que la technologie (non, je vais le laisser en famille, il pourrait avoir un éclair de génie...) s'y mette. Franchement, qui trouve (en dehors de l'écran sur lequel vous lisez à l'instant même ce coup de gueule ampèremétrique), oui, je demande, en braquant une lumière droit dans vos yeux, qui trouve l'association bleu-rouge-vert chatoyante au regard? Si des gosses n'ont pas eu leur cadeau (un seul paquet? oui, ils n'avaient qu'à éteindre en sortant de leur chambre) il y a quelques jours et si la mère Noël s'inquiète, les blagues carambar des lutins empaqueteurs ne suffisant plus à lui faire oublier le temps qui passe, c'est bien la faute à ce déversement de lumières, de clignotants asynchrones, de stromboscopes festifs, d'étoiles filantes statiques, de guirlandes à rallonges, de spots despotes, de lux gaspillés, d'épilateurs à sapin (oui, ça le stresse, le sapin est un arbre timide, et le fait de se retrouver dans ce halo lumineux au milieu de la scène le met très mal à l'aise). Il ne faut pas être une lumière pour constater d'un clignement d'oeil qui pleure (le froid ou le moche?) que tout cela n'a aucun sens, que c'est à des années lumière de la bougie, véritable flambeau de la sobriété, de la classe, de la tradition (au passage, une pensée émue pour la lampe torche qui n'a jamais su choisir son camp...). Je commande sur le champ (de Noël? ouais c'est nul, mais faut voir tout ce qu'on m'a obligé à manger ces dernières heures, j'ai tous les indicateurs qui clignotent au rouge) un gigantesque trou noir pour engloutir toute cette débauche lumineuse. Serais-je de mèche avec un fabricant de bougies? Qu'on se le dise, la guirlande n'a aucune prise sur moi, je suis juste un grand sentimental nostalgique, triste sire ce soir...

dimanche 27 décembre 2009

Faut-il encourager le boudin blanc ?


Ah c'est malin, je vous vois arriver, avec vos têtes de ne pas y penser, non, je ne me moquerai pas de la gente féminine au soi-disant physique disgracieux (le plus important, c'est ce qu'il y a à l'intérieur, et vous ne croyez pas si bien dire). Je traiterai d'un autre sujet, plus de saison (la preuve que je ne parle pas de sourire à faire fuir, quand t'es moche c'est tout le temps, quoi que l'été c'est pire, la tentation bikinesque pouvant conduire à d'horribles situations): le boudin blanc. Oui, cette espèce de saucisse au pain qu'on juge bon de vous servir en guise d'entrée chaude ou alors en format réduit pour l'apéritif, tu reçois tes invités et tu leur offres du pain bouilli, ne t'étonnes pas qu'ils ne reviennent pas. N'y voyez aucun propos teinté (si ça c'est pas drôle) de racisme, mais le boudin doit rester noir! A moins que le porc à l'origine du boyau soit frappé d'une anémie extrême? Foutaise (merci de ne pas nous prendre pour des truffes)! Avouez que l'aliment ferreux mérite mieux qu'une pâle copie véritable histoire belge même pas drôle (les Wallons ne plaident pas innocents sur ce coup là)! Demain, nous parlerons du jambon découenné, véritable offense au porc qui trime pour s'engraisser quitte à mal dormir. Bonsoir.

samedi 26 décembre 2009

Faudrait pas pousser le bouchon trop haut!


Les repas de Noël et de fin d'année sont autant d'occasion de réunions familiales ou de bons moments passés entre amis. L'alcool aidant, les convives se détendent, se rapprochent, bref, il y a matière à photographier pour immortaliser les instants, à capturer la goutte larmichesque, à flasher les bulles, à zoomer sur le plateau de fromages, à bûcher sur la composition d'images à créer lorsque tout le monde ronflera. En résumé, rien que du bon (ce qui n'est pas forcément le cas, tout dépend du cuistot). Et c'est là que l'humeur change et que la question tombe: pourquoi y-a-t'il toujours une bouteille d'eau minérale en plein axe de visée? Question qui en appelle une autre: pourquoi le bouchon est-il bleu? Et l'ingénieur en bouchon d'eau minérale, quand tu auras nettoyé la tâche sur ta cravate à papas Noël, tu m'expliqueras d'où tu tiens que l'eau est bleue? Transparente, translucide, incolore, ces mots te disent quelque chose? Les eaux turquoises, le bleu du lagon, tout ça c'est pour les touristes, et franchement, à table en fin d'année, on voyage très peu, trop peu d'ailleurs, ou alors la destination est peu plaisante et je te passerai les alizés qui l'accompagnent! Du coup, j'ai le temps de réfléchir, de ronger mon frein, de criser, de me contorsionner pour esquiver le bouchon à vices (non, ça n'est pas une faute d'orthographe, un trait d'esprit, un jeu de mots, une légèreté sémantique, suivez un peu, mettez vous dans l'ambiance) bleu (ouais je sais c'est pénible ces parenthèses, ça coupe tout, mais je ne peux pas m'en empêcher) et une autre question finit par poindre (malgré les mélanges éthyliques en cours à seul but d'oublier cette tristesse minérale). Eh l'ingénieur en bouteille d'eau minérale, quand tu auras fini de te foutre de ton collègue tâché, tu m'expliqueras pourquoi tu les as faites aussi hautes ces boutanches à flotte? Non, mais si tu veux qu'on parle de toi c'est réussi! Les pyramides OK (non, pas celles de chèvre), la Tour Eiffel OK, l'Empire State Building, ça se comprend (de toutes façons, tout est plus haut là-bas, imaginez la taille des bouteilles d'eau, impossible de discuter à table, visages déformés à travers le plastique, une horreur), mais la bouteille d'un litre et demi n'aurait pu faire qu'un litre (le pack aurait été plus léger, les ménagères auraient apprécié, mais c'est là le problème de l'ingénieur en bouteille d'eau minérale, il va à la salle de musculation tellement il a pas d'amis, bien fait, à boire que de l'eau,....). Moitié moins haute et on arrivait à les camoufler derrière les bougies (qui a foutu de l'eau chaude à table?). Donc, je repose ma question autrement pour que tout le monde comprenne bien: qui a décidé de pourrir tous mes clichés en buvant de l'eau? D'une part, c'est un manque de politesse certain car c'est ignorer la cave de l'hôte ou de l'hôtesse. D'autre part, c'est faire peu de cas de la décoration de table. Il n'y a pas plus moche qu'une bouteille d'eau minérale, qu'on se le dise! Je lève les yeux, pour boire un coup, et sur quoi je tombe? Une bouteille à bouchon rouge! Notre ingénieur en bouchon d'eau minérale aurait voulu se faire pardonner en vidant toutes les bouteilles à degré non nul et PH inférieur à 7 que ça ne m'étonnerait pas!

lundi 21 décembre 2009

C'est mamy qu'a dit!


Il y a l'oiseau migrateur (c'est de saison) et ses poulettes qui mûs par une force combinant magnétisme, habitude familiale et manque d'originalité partent toujours au même moment pour la même destination, souvent en vol charter tassés comme des sardines (ça vole pas haut ce soir...). Les formations en Vol bloquent complètement les couloirs aériens les plus fréquentés mais à l'instar des mouettes de port de pêche, elles permettent de canarder large au sol (extrait de "L'attaque en plein vol, Tome 2, technique du guano"). Je me suis toujours demandé comment était désigné la tête de file? Non, parce que c'est une sacrée responsabilité! Il s'agit certainement d'un mâle, les filles préférant discuter à l'arrière et leur sens de l'orientation mènerait tout droit à l'extinction des espèces (par contre, pour l'extinction de voix, je suis preneur, des jours à voler en pleine cacophonie, trop dur...). Question? Doit-on classifier la vieille chouette et le vieux corbeau dans la famille des oiseaux migrateurs? A priori, non, à moins que la définition de migration n'intègre une fréquence hebdomadaire plutôt que semestrielle! A moins aussi que l'ordre établi puisse être assoupli (peux pas, j'ai des rhumatismes à mon âge,....) et que madame prenne les devants, il faut dire qu'elle en connaît un rayon (ouf, le jeu de mots par anticipation, ça faisait longtemps, je suis rassuré, la plume est encore présente). Pas de pays chaud comme destination, non de grands hangars climatisés suffiront. C'est à longueur d'année que tous les samedi, à l'heure de pointe, nous nous prenons le bec avec ces drôles d'oiseaux qui caquètent entre eux en plein milieu des rayons des supermarchés. Souvent en vol stationnaire, ils bloquent le passage aux étourneaux excités et pressés de faire le plein pour aller casser une graine dans leur nid douillet. Qui n'a pas eu envie de leur voler dans les plumes pour passer aux rayons suivants? Ah les vieilles pies!! !De là à dire que c'est la fiente totale....Les rares fois que je suis confronté à ces volatiles, j'ai du mal à rester serein. Et je me prends à rêver d'une inversion accélérée des pôles magnétiques, à un dérèglement climatique intense perturbant ces espèces animales à tel point que le parcours du caddy (qui ressemble à s'y méprendre à une cage de pinson) soit aussi dégagé que le crâne de l'ornithologue standard (pas de quoi casser trois pattes à un canard, j'ai cru voir un ros minet, ça vous en bouche un coin-coin, c'est nul mais c'est ma chute). Et piaf!

mercredi 9 décembre 2009

Moments de solitude épisode 2


Pauvre Quidam Qui Poussa (jeu de mots par anticipation) la Porte Quasi close du lieu de tranQuilité Par excellence. Naïf le bonhomme Pour Qui les Prochaines minutes seront critiQues. Les mots croisés et l'allègement intestinal sont terminés. Rotation des cervicales vers la gauche, tiens c'est marrant ça, PourQuoi le dérouleur est toujours à gauche? Pas PratiQue, je suis droitier, les Pointillés se déQuoupent mal! Il est où l'ingénieur Moltonnel? Je vais lui botter le Q. Donc, Pivotement Quasi à 90° babord, et vision d'horreur, Pénurie Qualifié de la double épaisseur. P...... Quel est la petite crotte humaine qui est Partie sans Quompléter le stock? Un fondement à botter. Quoment se sortir de Pareille situation? Marcher comme un canard jusqu'au PaQuet de secours? Toute rencontre pourrait être mal véQ. Mettre un terme à la grille de sudoQ? Non, imPossible, j'ai un sePt et Quatre à caser. Enrhumé comme je suis (voir moment de solitude, lien interblog, rePose sur le Q des lecteurs), j'emmène Kimberly partout avec moi (alors là, c'est le concept du blog avec double lien interblog, une nouveauté mondiale messieurs dames, ça vous met sur le Q non?)!

lundi 7 décembre 2009

Moment de solitude


Sujet glissant ce soir, jeu de mots de Piètre Qualité, colère contenue quoique, ce soir, je déclare la guerre à la médecine sans fondement! Supposons que je tienne entre mes mains l'ingénieur en pharmacologie qui est à l'origine de cette belle invention qu'est le suppositoire. Tout d'abord, pour arriver à mes fins, je l'aurais marqué à la culotte (au propre ou au figuré?), j'aurais fait le siège de son cabinet de consultation, un être aussi fourbe doit avoir plus d'une cartouche à son fusil, pas grave, je passe au missile à tête chercheuse pour anéantir ce suppot de Satan! (il faut dire qu'il a poussé le bouchon (au propre ou au figuré (ouaouhhhh une triple parenthèse, ça vous en bouche un coin!)) jusqu'à fuseler l'engin, en existerait-il des furtifs que l'armada microbienne ne parviendrait pas à détecter? pas sûr, l'odeur est rapidement présente, ah, y'en a pour le nez aussi?). Une bonne amie m'a conseillé cette médication pour des maux de gorge. D'abord, désolé d'être grossier, mais ça me fout sur le cul d'imaginer que monsieur l'obus remontera le grêle, colonnisera le reste de la tuyauterie, résistera aux attaques acides de mon estomac contrarié, remontera l'oesophage pour attaquer ces fichus microbes. Qui peut croire à ça? Un ami à moi....! Par respect pour son intimité, je taierai tous les détails de ses mésaventures, j'apporterai un regard détaché sur le sujet, et en resterai aux questions qu'il me posa.En parlant de poser, t'as déjà marché comme un canard des toilettes au frigo parce que tu avais oublié l'essentiel (qui est ailleurs je le rappelle), un coup à s'enrhumer un peu plus ça et à en prendre double dose? Tu fais comment toi lorsque le collage de l'emballage est dimensionné pour un mec comme Hulk qui aurait les mains de la fée clochette? C'est pas un peu fragile non? Le mien est tombé en miettes, faut dire que je me suis acharné sur l'emballage? Certes ça glisse mais un peu trop, le deuxième est tombé à l'eau? J'ai braillé toute ma haine au troisième, du coup, j'ai encore plus mal à la gorge, tu le crois ça?

samedi 21 novembre 2009

Le pull over rouge


Comme le taureau (je suis né fin Avril, notez le pour les cadeaux) au milieu de l'arène qui doit éviter le coup fatal après s'être battu jusqu'au sang, je dois parer à toutes les attaques des banderaiguilles à tricoter que les tricoteuses en chignon et en tenue brodée chercheront à me planter dans le dos, dans les côtes (de boeuf). Les oreilles ne passeront pas dans le col, et une chance que la taille du patron trouve ses limites à la taille de la victime, on pourrait craindre le pire, sa virilité, son sex-appeal, sa classe en ont déjà suffisament pris un coup comme ça. Le public sera nombreux pour huer la bête parée d'une tenue qu'il n'a pas choisi, pour siffler le col en V dans le dos, les motifs symétriques et synonymes de déprime bovine (oui, les vaches dépriment, il faut le savoir, avec les trains à grande vitesse, elles se sentent dépassées, un peu comme moi face à ce magnifique pull de 77 centimètres d'épaisseur que j'ai beau essayer de plier mais qui n'entre pas dans mon placard, je lutte face au sourire narquois de cet enchevêtrement laineux qui me laisse à penser que le sac de couchage qui ne rentrera plus jamais dans sa housse une fois déplié est son cousin éloigné). Les dégoûts et les couleurs, on le sait ne font pas bon ménage, une preuve supplémentaire car soi-disant que le brin de laine a la même couleur que le ponchon côtelé qui vient de m'être offert? Oh la vache! Mes naseaux fument de rage, mes nerfs sont en pelote, ce match matadorette - bête semi-domestique n'aura qu'une manche et on connaît déjà le vainqueur! La muleta est à mailles et tend plutôt vers le filet (de boeuf? non, de pêche) dans lequel je me suis pris les sabots! La mise à mort est pour bientôt, mon dernier mugissement s'adressera aux matoux qui eux seuls peuvent mettre un terme à cette folie destructrice, eh les mecs, plutôt que d'être chaudement couchés sur les genoux des matadorettes mohairisées, déroulez leur le grand jeu!

lundi 9 novembre 2009

Maçon en talon


Que les voleurs à la tire se méfient. Désormais, le sac à main de nos compagnes, de nos amies, de la gente féminine en général est à reclasser en arme de main, ou de coude, ou d'épaule ou, ou, ou... Les modèles étant tellement nombreux et pas seulement en rayon, ils peuvent révéler un véritable arsenal derrière une féminité de chaque instant. Ah, les femmes, on leur pardonne volontiers souvent leur inaptitude aux lois des mathématiques appliquées à la mécanique. C'est bien mal les connaître car si elles optimisent le volume interne du sac du jour (une addition d'intégrales triples leur permettant de déterminer aisément la quantité de cc disponibles, petites poches intérieures comprises, j'en ai même vu tomber face contre terre (pas les femmes, les sacs, quoi, y'a des sacs chez....goujats, sors de ce blog!) et ne rien perdre de leur contenu, c'est magique et 3,14 c'est tout, double parenthèse un peu comme la poche extérieure du sac adôré), ça n'est pas par méconnaissance des règles élémentaires du rangement (bien mal placé le jetteur de chaussettes de jeter, ça jette un max, tu vas te faire jeter, l'opprobre sur sa moitié qui fait tout cuisine comprise, le sac à pain est à main et c'est bien quand il est plein), mais par maîtrise totale des lois de la dynamique, du calcul inertiel, de la conservation de la quantité de mouvement, de l'énergie cinétique, et surtout du transfert de masse dans ta g..... A côté, Thierry la Fronde n'est qu'un sale gosse qui joue avec des cailloux! Bref, le sac à main parpaings est né. Et vous n'imaginez pas à quel point les liens (ou joints, ça reste dans le domaine du bâtiment) sont armés entre le compagnon de madame et le ciment (en l'occurence pas du couple). Elles y conservent des briquettes entière de cartes de fidélité.....

Calendrier perpétuel



L'avantage d'un mercredi férié, c'est que le lundi se transforme rapidement en jeudi (même si je saurais resté vigilant et prudent ,http://sourcedhumeurs.blogspot.com/2009/03/jattends-tlahuizcalpantecuhtli.html). L'inconvénient, c'est que dans ces mêmes conditions temporelles, le week-end ne durerait qu'une seule journée puisque le lundi étant le jeudi, alors le jeudi deviendrait à son tour (eh oui, le temps tourne) le dimanche que nous devrions poser en congés afin de conserver toutes les saveurs d'une grasse matinée dominicale. Ceci étant, le lundi du jeudi apporte ces sensations de moindre stress, puisque l'on sait que le mardi (le lendemain du lundi) qui se vendredise se terminera plutôt bien, offrant une soirée plus détendue et une possibilité de grasse matinée dominicale le mercredi. Ouais mais alors, le mercredi se trouve relégué au rang du jour rabat-joie puisque le soir venu, on a l'impression de finir le week-end et de devoir rembaucher. Et lorsque l'on connaît toutes les douleurs partagées par des milliers de contemporains le soir venu après Stade 2, imaginer de vivre 2 dimanches soirs dans la même semaine, c'est vraiment du sport (vague rappel avec l'émission télévisée sportive, on fait ce qu'on peut ce soir, de toutes façons, je vais pas passer 3 jours à sortir un truc aussi pourri). Autre désagrément, c'est de croiser le désormais incontournable "comme un lundi" deux fois en moins de 4 journées. Arrêtez avec ça, trouvez autre chose! Le lundi, c'est le vendredi du mardi, ça compte non? Ben si, puisque si mardi est samedi (genre, décision de rien foutre, de poser une journée, de se faire porter pâle, d'oublier de mettre le réveil, de perdre la mémoire), alors lundi soir se transforme en début de week-end, avec le bon vieux pizza bière ou pizza rosé copains canapé. Et alors mercredi devient dimanche et hop, la boucle est bouclée sauf que le problème du double-lundi demeure. Conclusion, le week-end est perpétuel, il suffit de profiter de chaque jour, de vivre un peu plus dans l'instant, de croire en un avenir avenant et d'attendre les jours meilleurs en cas de difficultés!

dimanche 8 novembre 2009

Un virage de trop


Là, c'est trop! Les lacets de mes chaussures m'ont filé un coup de pompe. Grosse fatigue pédestre, à l'attaque des lacets de la côte du quarantième rugissant, pieds étranglés et meurtris dessus et dessous. Je n'ai jamais eu la bosse des bosses, rarement le boss lorsque le dénivelé joue les chameaux avec le chrono, avec ma petite horloge mentale, ses aiguilles s'étant plantées dans la plante des pieds. J'accuse le coup de pied qui ne vient pas pour me botter l'arrière-train, le mien de train arrivera assurément en retard, et le contrôleur que je suis devra revisser sa casquette à l'endroit et n'aura même pas la force du coup de sifflet. Lassé d'avoir à relever la tête qui me tourne plus que de coutume, las des sévices bitumés, je masse mentalement mes petons, l'intensité des douleurs se dépasse, les muscles s'encrassent, le dossard se déclasse, je reste sur place et demande grâce. Ce délasser n'est pas pour tout de suite. Plus assez crampon, je trépasse, je ne vois plus que par le petit oeillet, j'ai trop tiré sur le lacet, la boucle est bouclée.

jeudi 5 novembre 2009

Sauvons AMK 76883


Eh mec, il te manque une case (Tom, mais qu'est-ce que tu fous là, ça faisait un moment dis donc, qu'est-ce que tu deviens, tu as toujours compté pour moi,.....)! Tu vois bien qu'elles sont de taille limitée et qu'avec plus de 17 millions d'unités par page, pourquoi aller programmer une formule interminable faisant appel à plusieurs dizaines de fichiers dispersés sur les serveurs planétaires dans ce petit rectangle que les plus malins sauront décorer de couleurs automatiques, de caractères illisibles (mais que fait la police?), de commentaires plus incompréhensibles que le contenu de la case en question. Le but du jeu est de décomposer en opérations simples l'objet du calcul plutôt que de décomposer en fonctions complexes l'utilisateur dudit calcul! Penché sur l'écran pour essayer d'y comprendre quelque chose, les maux de reins (un calcul ?) ne tardent pas à diffuser jusqu'aux cervicales, le mental (un calcul?) sera bientôt engourdi! Et ce ne sont pas les messages d'insultes du genre #DIV/O! qui vont vous aider à y voir clair. Môssieur, je divise par zéro si je veux, et d'abord, pourquoi il n'y a pas de ligne 0?! Et le retour du genre #REF! n'arrange rien. Moi, le tableur qui me parle comme ça, je ne le calcule même pas, ou alors je lui demande de mettre un bémol. Et puis, la référence n'existe pas, c'est une notion totalement abstraite qui tuera le monde, si, si vous verrez, la référence nous aura tous. A vouloir que tout soit aligné sur la référence, le monde sera triste, chacun et chacune dans une case identique, dans le même espace, la fusion de deux cases contigues entraînant la mort de l'une d'entre elles! Bonjour le tableau. Et franchement, utiliser un tableur pour que la date et l'heure s'affichent, c'est renoncer à des siècles de tradition hélvétique (rien à voir avec le tableau croisé dynamique et pour cause, toutes mes excuses aux suisses petits ou grands, mais ça m'est venu comme l'envie de calculer la somme du pourcentage de la moyenne du nombre d'âneries contenues dans ce blog et les autres). Bouclons la boucle (je hais le message d'alerte de référence circulaire. Un tableau avec des cases à angles droits ne tourne pas rond, pas la peine de balancer ce complexe sur les autres. Référence circulaire...? Encore la référence, mais changez d'onglet, saignant ou bien cuit, ne trouvez-vous pas que le tablier à carreaux du boucher a quelques similitudes avec le tableur? Serions nous cernés? Le crémier n'est pas loin avec son camembert, quelle cuisine) en revenant au titre de ce blog. Je pose la question (répondez par VRAI ou FAUX, ça restera dans le thème du moment), qui a déjà utilisé volontairement la case AMK6883? Ne pensez-vous pas qu'elle aussi a le droit de voir les petits pixels (encore des matrices derrière tout ça, des calculs, on ne s'en sortira jamais!!!!!!) qui la composent s'animer? Prenez l'engagement ici-même de donner sa chance à cette case perdue. Pour finir, vous noterez le nombre impressionnant de parenthèses utilisées ce soir et rendant assez difficile la lecture de cette colonne de mots, ne cherchez plus celles qui vous manqueront demain....

lundi 2 novembre 2009

Groin trop n'en faut


Très franchement, la côte de porc n'atteint pas les sommets de la gastronomie française. Beaucoup moins fine que la truffe ou que le produit frais d'un port breton, elle embarrasse quelque peu le vorace carnivore qui s'attaque à ce plat qui a certes encore la cote lors des soirées barbecue. Revenons quelques millénaires en arrière, comme si nous nous laissions aspirer par une spirale rétrotemporelle en forme de tire-bouchon (admirez l'allusion porcine galactique, la fameuse APG que le docteur Spock aimait à balancer à toute extra-terrestre bien gaulée). La côte d'Adam ne fut elle pas la première pièce du puzzle féminin complexe (le pfc, le fameux pfc, que les extra-terrestres bien gaulées aimaient à balancer à Spoke vert d'embarras jusqu'au bout des oreilles, notez que certains mangent les oreilles de porc, jamais goûté, bof, c'est pas le pied comme plat). Bon, bref, la côte, c'est le début des difficultés (Virenque, sort de ce blog!), le risque de ne pas être dans son assiette, de tomber sur un os plus ou moins pointu, de ne pas pouvoir accéder au meilleur sans se retrouver avec le nez luisant de graisse et les doigts glissants. Avouez qu'il fallait y penser, à ce lien intime entre la côte de porc et les relations homme-femme au quotidien. Pourtant, bibliquement parlant c'était écrit et au quotidien, on en croise du cochon, du gros porc, du goret, de l'amateur de bauge. Sans oublier les glands et les truffes....

mercredi 21 octobre 2009

Alerte sanitaire


Les immondes armées virales H1N1 se terrent dans un petit coin (indice supplémentaire par rapport au titre, pas besoin de lunette pour comprendre, cuvé(tte) exceptionnelle, je sens le papier double-couche ce soir) avant de nous attaquer bronches et systèmes rhinopharyngés. Eviter les contacts avec autrui est essentiel à la prolifération, à la contamination, à l'extinction. Aussi, nos ingénieurs en chef ont décongestionné (déconstipé?, je suis en quelque sorte un colon de ce type d'humour) leur système neuronal pour mettre à disposition de chacun d'entre nous lors de nos passages aux toilettes toute une batterie de systèmes de lavage-séchage des mains plus ingénieux (normal, c'est des ingénieurs bac+5) les uns que les autres. Pour commencer, la cellule de déclenchement automatique du robinet. Miracle de technologie. Tu passes les mains devant, tu ne la trouve pas du premier coup, tu te ridiculises avec tes mouvements de canard (WC), tu trouves la source, l'eau jaillit sur tes mains, tu te les brûles, par ricochet, tu t'ébouillantes une des zones les plus sensibles de ton anatomie et tu passes pour un incontinent....Mais, tu n'entres pas en contact, important! Par contre, tu balancerais bien tes paluches rougies à la face du premier que tu croises et qui se marre (non pas celle à tes pieds) à la vue de ta braguette rouillée. Au passage tu as ruiné ton costard en voulant appuyer du coude sur le distributeur automatique de savon liquide et la mousse entre les poches du pantalon t'interdira toute entrée en contact avec la jolie assistante intérimaire fraîchement arrivée, ça calmera ton virus galopant. La fièvre monte, bizarre, tu n'as pourtant pas pu te faire attaquer par H1 & N1 les Bonnie and Clyde du moment. Le thermomètre explose lorsque tu dois passer à l'essuyage. La serviette déroulante (bien souvent noircie par les mains de ceux tenant trop à leur culotte) est remplacée par du papier déchirable trop fragile que tu ne peux pas saisir avec des mains mouillées ou par le soufflage d'air chaud que tu actionnes avec ton coude jusqu'alors encore propre et qui projette sur ton pantalon à peine sec des goutellettes kamikazes. Les calculs étaient faux, les appareils sont positionnés trop haut, et tu lèves les bras pour atteindre le graal. Erreur tragique, les goutelettes en profitent pour s'infiltrer entre peau et chemise (l'ingénieur en chemisette s'en fout, il n'a pas de manche) et tu es mouillé dehors et dedans. Rhume en vue. Au final, tu bouillonnes, tes mains sont sales et encore mouillées, les auréoles nombreuses et lorsque tu éteins la lumière en sortant, lorsque ton doigt glisse à la surface de l'interrupteur encore humide, l'étincelle survient, tu comprends que le contact était inévitable.....

mardi 20 octobre 2009

Flash attack


Le mixomatoseur humain existe. Je l'ai croisé récemment et m'en suis à peine remis, une partie de mes pupilles ayant subi des dommages irréversibles. Comme irradié, j'ère à tâtons et je traque ce terroriste qui a tenté de m'atrophier du globe, et je l'aurais dussé-je parcourir le globe. Uranium 238, Plutonium, Krypton et Baryum sont ses alliés, il y a de la fission nucléaire dans l'air. En réponse à ces paquets de 2,49 neutrons (ça sent la réduction) qui s'enchaînent et se déchaînent sur ma face, je n'ai qu'une vie et une demi-vie leur suffit à venir au bout de la mienne (notion hyper technique, un lapin ne comprendra pas, un chasseur non plus d'ailleurs, je n'aime pas les chasseurs), je te lui balancerai une volée de photons interstellaires et hyper rapides (je rappelle que Usain Bolt, le jamaïcain galopant a beau faire le pitre, qu'il reste bien sagement dans son couloir, parce qu'un photon bien énervé aura largement le temps de faire le tour de piste pour lui botter le train et l'aider à passer la ligne encore plus vite). Non mais franchement, autant les photos doivent être éblouissantes, autant il faut préserver les modèles d'un éblouissement les conduisant à l'état de lapin égaré au milieu de la route. Je parle, je parle, et je ne vois aucun rapport entre le coureur des champs et un flash mal réglé. Ou alors, c'est que les carottes sont elles aussi nucléaires et qu'il a dépassé la limite. En tout cas, jamais vu de bunny prendre de photos.

Pot Lantha


Jeu de confort, jeu de confort, mon c.....Ouais, je sais, je craque, mais franchement, ça fait des jours que je suis coincé sur une île déserte avec un ramassis d'aventuriers même pas foutus de faire la différence entre un crabe et une moule. Ah les cocos à la noix! Rien à bouffer, ouais, vocabulaire peu riche ce soir, un peu comme les maigres mascarades de repas que nous devons partager pour soi-disant conserver des forces. T'as déjà essayé de partager un grain de riz pas cuit en 8? P.... de sable qui se fout partout, ça gratte, ça pique, quand je pense qu'hier, le petit malin du camp a suggéré de se laver les dents avec une poignée de cristaux. Je m'en vais te lui faire dammer la plage avec ses ratiches à celui-là, non mais! Oh et puis les racines à machouiller, c'est rigolo cinq minutes, mais à la longue, j'ai l'impression de me transformer en rongeur qui aurait par le plus grand des hasards et sûrement pas grâce à un régime hypercalorique découvert la position debout sur ses pattes. T'as faim, manges du poisson pourri et des vers gros comme mon pouce? Eh ben mon côlon, je réponds quoi à ça moi? Et alors, les miss plages pourries perdues qui sont venues sur jouer au Vendredette, pourquoi n'avoir emporté qu'un maillot de bain immonde? Encore rien à se mettre sous la dent de ce côté-là. On bouffe mal, on dort mal, on prend froid, on s'énerve et après on est dérangé. Et là, à moitié planqué derrière mon cocotier, je pose une question à défaut d'autre chose: TU VAS ME FOUTRE LA PAIX AVEC TA CAMERA OU BIEN ???????

dimanche 18 octobre 2009

Sunday furtif cake


Après avoir recruté les plus grands hackers, les éminences grises de ce bas monde, les champions du monde du développement bactériologique, les ingénieurs les plus renommés (chic, une chemisette kaki) et les plus brillants, les espionnes les plus envoûtantes que l'on puisse croiser dans la rue, les armées les plus puissantes s'intéressent aujourd'hui aux ménagères de moins de cinquante ans. Déjà forte expertes dans le combat de rue, le rouleau à pâtisserie remplaçant écologiquement la matraque acier et plastique, elles excellent désormais dans le domaine de la furtivité, la transparence, le don de passer inaperçue. Nombreux sont les maris, amis, époux, conjoints, qui ne les ont pas vu arriver (quel que soit le terrain miné d'ailleurs). Sans un bruit, elles savent tendre l'embuscade au moment où on s'y attend le moins (principe même de l'embuscade, mais même en étant informé, le pigeon buveur de bière se fait ramasser par la vive buse). L'effet de surprise est garanti sur fracture....Oui, mais le pentagone, la DGA et leurs confrères mondiaux sont à ce jour sur les traces d'une autre forme de discrétion. Celle du "furtif cake", où comment perdre de vue son gâteau dès que madame l'a posé dans l'assiette à dessert noir? Mauvaise gestion du four, bonne blague de fin de repas! Comment le retrouver? L'odeur de dérivés de combustion de kérosène devrait vous y aider!

mardi 6 octobre 2009

Un rhume? Fais toi un blog!


Eh, Cocotte, minute, tu poussin peu non? Non, mais regardez les ces poules toujours à se lisser la crête. Ca caquète sévère, ça glousse comme les pintades dont elles se moquent. Les pattes manucurées, ça se regarde le popotin dans la bassine en zinc posée contre le mur, le reflet n'est pas satisfaisant? Elle tire sur la patte d'oie au coin de l'oeil, elle impose à la plume rebelle une forme non conventionnelle, elle se réaffute le bec avec ses copines commères. Reine de la farce à noeuf balles, elles asticotent les dindes du quartier. Quant au poulet du coin, il n'aura pas la loi, il ne peut pas en placer une, il ne peut pas verbaliser en quelque sorte. Il ne comprend pas tout ce qui se dit car il n'a pas le bon codec, ceci étant, parfois je l'envie de ne pas avoir d'oreilles.... Qu'à cela ne tienne, entouré de poulettes est déjà une condition assez satisfaisante, il y a de quoi faire le coq. Oui, la poule fait la belle, se déplume pour attirer le poulet élevé aux grains à venir casser une graine avec elle. Et en cette saison aux aléas mercuriels certains, elle prend froid et finit par.....parler comme un canard.

lundi 5 octobre 2009

Mince, j'ai un poil dans l'oeil


Lettre de Gollum aux orques de la Terre du milieu "Parfois, j'ai honte de ma musculature absente, jamais de ce que j'écris, bande d'abrutis".

Le culturisme est dangeureux et par que pour les engloutisseurs d'amphétamines. Certes, la gonflette peut mal se terminer pour le porteur de triceps multicouches. Et que penser de l'équipement des surgonflés dorsaux lorsque l'on s'aperçoit que la taille de leur slip est inversement proportionnelle à leur tour de cou? Devons nous plaindre ces huilés, brillants et souriants à pleines dents hantant les podiums, exhibant à qui veut bien le voir que leurs aisselles sont aussi lisses que la peau des fesses d'un bébé (on a d'ailleurs du mal à les imaginer bébé d'ailleurs). Bon, et le danger dans tout ça? Gonflette, système pileux, torse brillant, toujours pas? C'est pourtant très simple, le musclé mononeuronal gonfle son 115B et des centaines de petits poils se trouvent propulsés tels de petites fléchettes amazoniennes envoyés par un indien dont le seul point commun avec mister veines saillantes est le pagne parfois ridicule que madame lui a confectionné en feuille de palmier (ça gratte mais c'est pas pire que la laine et plus souple que d'autres tenues). En tout cas, le poison des projectiles pileux sera tout aussi toxique que le venin sud-américain, quand on imagine les compléments alimentaires ingurgités pour finir en homme à quatre cuisses....

Flavio roule en bus


Il est temps que la saison de formule 1 se termine! Bien qu'adepte de ce gouffre énergétique et sonore, je déplore un peu plus chaque jour les effets secondaires de cette passion. Non, rassurez-vous, je ne roule pas comme un dingue, ni ne mets à contribution toute ma famille et mon voisinage pour un simple nettoyage de pare-brise (de toutes façons, je ne lave jamais mon auto....). Les premières contaminés sont les chauffeurs de bus. Il faut leur expliquer que le but du jeu n'est pas d'effectuer le trajet qu'on leur a attribué le plus vite possible. A ne prendre personne, à ne jamais s'arrêter, on risque de perdre sa raison d'être. Voilà pour les plus rapides dignes de Ferrari. Tout comme en F1, il y a les seconds couteaux, ceux qui s'arrêtent quand même mais au dernier moment, vous prouvant par la-même tout le sens des transferts d'énergie cinétique, des référentiels galiléens et autres, de la quantité de mouvement, de la conservation de la quantité de masse. En résumé, lorsque tel le moustique estival, vous vous retrouvez scratché sur le pare-brise (la seule différence étant la face, quoique la votre de face....), c'est que vous avez loupé une de ces notions fondamentales de la physique et de la mécanique réunies. La mécanique, messieurs les pilotes, respectez la! Tout comme le passager myope qui lève malheureusement le bras pour vous héler, confondant le 3 et le 8. Ne l'engueulez pas comme si il vous avait fait perdre trois places à l'arrêt au stand. Craignez amis utilisateurs des transports, frémissez à la pensée du conducteur de la ligne n°17, frustré de ne pas arborer le n°1 en façade. Il fera tout pour grapiller place après place. Accrochez vous aux poignées suspendues, risquez l'endommagement métacarpien, chaussez les pointes, les arrêts et redémarrages seront punchy, sinon, vous allez sabré vos prochaines vacances, immobilisé que vous serez dans un baquet en plâtre. Le champagne sera sablé sans vous! Et tout comme en sport mécanique, il y a les fonds de grille, ceux que vous attendez, attendez, attendez. Un drapeau jaune aurait été brandi sans que vous en soyez averti? Une seule solution pour arriver à destination, la safety car!

mardi 29 septembre 2009

La mie scélérate


Derrière la bedaine farineuse du boulanger et le sourire en forme de croissant de la boulangère se cachent un couple de sacrés farceurs. Ne vous faites pas piéger, les embuscades tendues sont nombreuses, et après ces quelques lignes, je crains que vous ne puissiez plus les voir même en peinture (d'où l'expression une vieille croute pour un vieux tableau) car vous aurez réalisé à quel point ils vous roulent dans la farine à chacune de vos visites. En parlant justement de farine, soit ils ont un problème récurrent de dosage, soit ils se régalent à l'avance en vous imaginant dépoussiérant costume, siège de voiture et table de cuisine. La farine est appréciée à l'intérieur du pain, à l'extérieur, c'est de la poudre aux yeux tout au plus. Autre jeu crétin, celui des pièces de 1 et 2 centimes d'euros qui alourdissent votre porte-monnaie. Je soupçonne le trafic organisé ou à nouveau la franche marade derrière la caisse enregistreuse. Invariablement, vous n'avez pas la monnaie ou pas le temps de la trouver au fond de votre poche, et c'est à ce moment là qu'ils frappent en vous encombrant un peu plus. Et que dire des baguettes ultra-fines se résumant en 2 croutons interminables, durs et se rejoignant en leur extrémité. Essayez de trouver une tartine avec-ça. Et je fais mes boulettes comment moi? C'est un coup à se couper dès le matin. J'ai régulièrement une dent contre cette manie, elle est loin ma mie la miche de mon enfance! Et pour envelopper toutes ces satanés blagues, tel le carambar qu'ils dealent parfois aussi, vos commerçants préférés emballent vos achats dans une misérable feuille de papier, laquelle ne sert à rien, pusiqu'à la moindre occasion, elle se déchire, échappe le pain, et vous reste seule dans la main. Non, vraiment, la colère lève ces derniers temps, je suis pétri d'humeurs négatives, je suis en chauffe dès que je franchis le seuil de la boulangerie. Levure, pétrissage, chaleur, la recette du bon pain quoi.

lundi 28 septembre 2009

Va savoir


Celui qui ne sait pas ne sait pas qu'il ne sait pas. Le saviez-vous? Du coup, une question pointe à l'horizon, est-ce que tous les imbéciles, les crétins, les pénibles, les casse-pieds, les abrutis, les empêcheurs de tourner en rond, les finauds de service, les profiteurs, les désorganisateurs, les agents stressants, les mauvais conducteurs, les affolés du mail, les chefaillons en manque d'autorité, les incultes, les chipoteurs, les cloportes, les radins, les perturbateurs, les malhonnêtes, les voleurs, les malfaisants, les colleurs de basques savaient aujourd'hui à quel point ils étaient imbéciles, crétins, pénibles, casse-pieds, abrutis, empêcheurs de tourner en rond, finauds de service, profiteurs, désorganisateurs, agents stressants, mauvais conducteurs, affolés du mail, chefaillons en manque d'autorité, incultes, chipoteurs, cloportes, radins, perturbateurs, malhonnêtes, voleurs, malfaisants, colleurs de basques. Va savoir. A priori, ils ne savaient pas, et de ce fait, ils ont vraiment su me pourrir la journée! En tout cas, demain, je saurai les éviter. Quel manque de savoir-vivre quand on y pense.

dimanche 27 septembre 2009

Mon amie la patatasse


Week-end simple et pourtant, un grand moment pour les sens: j'ai redécouvert le bonheur de la purée maison. Le toucher tout d'abord. Certes il faut avoir une sacré patate pour écrabouiller les légumes après la corvée de peluches de légumes encore bouillant de leur récente baignade, mais franchement que c'est bon! La vue ensuite. On est loin de la poudre aux yeux envoyée par ces préparations en flocons. Je vous fiche mon billet d'humeurs que dans deux ou trois générations, on ignorera tout de la culture de la pomme de terre, jusqu'à ne plus savoir représenter le trophée de feu Monsieur Parmentier. J'abhore le ski, la poudreuse est pour moi la pire des soupes, il en est désormais de même pour la purée en brique cartonnée. L'ouie. Le chuchotement d'une flamme de gaz contre l'aggressif tintement du four micro-ondes. Le rond-rond du moulin à légumes contre le son trop sec de la paire de ciseaux. Le goût et l'odorat bien sûr! La pomme de terre fond dans la bouche, glisse le long du palais et pas dans l'assiette où elle doit garder toute sa fermeté et sa prestance. Bannissons le liquide jaunasse sur lequel flotte un steack haché de dépit. Je sens que je ne vais pas me faire que des amis, que certains prétexteront un emploi du temps trop chargé (y a de ces presse-purées....), que d'autres essaieront de m'expliquer que leur progéniture n'aime pas les morceaux. Calmons nous. Un peu de crème pour plus d'onctuosité? Eh, on ne va pas se fritter pour une purée non?

samedi 26 septembre 2009

Watt heure closed


A l'heure où les programmes d'économie d'énergie se multiplient comme des petits pains, je suis navré de constater que mes contemporains sont loins d'illuminer la place de leurs réflexes écologiques. La secte des "Touche pas à mon interrupteur" est infiltrée partout, les installations de va-et-vient tournent en rond, l'obscurité est bannie des toilettes. Oui, le problème a envahi tous les lieux de la planète même les plus intimes. Pourquoi ne pas éteindre la rangée de néons en sortant de ces endroits exigus où, je le concède, parfois on ne voit pas ce qu'on fait? L'énergie du didi sur l'interrupteur est pourtant ridicule comparée à celle mise en jeu quelques minutes auparavant (concept de la blague didi-caca, marque déposée....). Les plus fainéants réclameront le détecteur de présence relié à l'éclairage, et vous croyez que ça fonctionne comment, sans énergie? Vous allez finir à la bougie, et lorsque la cire va couler, et pile où...! On rigolera moins lorsque le modernisme vous aura plongé dans le noir au moment du relevé de braguette! Rassurez vous, vous n'aurez pas d'ampoule à l'index en exerçant une pression sur le bouton mural. Vous pouvez faire un petit effort non? Pensez à tous ces ions gazeux surexcités dans l'environnement clos d'une ampoule, pensez à leur repos. Pensez à la facture (j'aurais tout essayé, je flashe même les radins en flagrant délit). J'ampère mon self-contrôle, je demande de led !

jeudi 17 septembre 2009

Donjon et lasagnes


Aujourd'hui, avec la multiplication des sollicitations professionnelles, nos agendas électroniques affichent nos journées comme le maçon amateur monte un mur de briques ou de parpains. On empile gentiment les rendez-vous, sans laisser le temps à la couche de ciment de sécher. A chaque fois que l'on monte d'un cran, on est un peu plus à cran. Le mur est fragile, se fissure à la première occasion du genre la réunion de 17 minutes qui se transforme en secousse sismique. Il paraît infranchissable car il ne présente aucun créneau. Mais les meurtrières sont bien présentes sous la forme de la convocation de dernière minute. Un seul refuge, les douves de la pause pipi ou le bureau-donjon! Mais que viennent foutre les lasagnes dans cette histoire en ruines? Là, j'avoue, vous m'avez bien eu. Surtout que le temps de monter les nombreuses marches menant au donjon, elles risquent d'être froides. Pourtant, à bien y réfléchir, si on vous en laisse le temps, l'empilage de lasagne peut aussi se rapprocher de votre emploi du temps de la journée à venir. Le concept de la journée lasagne est né, une journée au cours de laquelle vous aurez eu intérêt à accumuler les sucres lents pour pouvoir faire preuve de l'endurance indispensable au franchissement des étages, faire face à de sacrés énergumènes qui en tiennent de sacrées couches, éviter les discours crémeux ou les attaques sanglantes de ces pauvres tomates managériales. Un écart cependant pouvant effondrer le concept. Le dessus des lasagnes et généralement grillé à point et croquant. Après une journée lasagne, vous finirez cramé et tout mou à la merci de la première catapulte venue!

dimanche 13 septembre 2009

Pho(ton) Rebond


Le principe du miroir est basé sur la réflexion de la lumière, chaque petit photon casqué ou pas (il y a parfois quelques flashs entre les partisans de ces deux écoles photoniques) qui vient frapper sa surface est reconduit poliment et en un éclair non pas d'où il vient mais à l'opposé. Vous êtes d'ailleurs à des années-lumières d'imaginer la réelle quantité de photons errant autour de vous, d'où l'expression, celui-là c'est pas une lumière (il a paumé ses photons). Doit-on supposer que le miroir joue à cache-cache avec ses victimes? Se perd-on un petit peu dès lors que notre axe de vision frappe cette surface réfléchissante? Et bien, pas du tout. Alors que l'on prette peu de facultés à la gente féminine en ce qui concerne ses capacités à se repérer dans l'espace (parfois, pour certaines, c'est même le trou noir, "on est déjà passé par là? Ah booon!"), que l'on constate l'inversion des pôles magnétiques de notre bonne vieille planète bleue rendant inefficace la boussole du coureur des bois, à l'opposé (nous y revoilà), on est certain que ces dames sauront repérer le miroir dans lequel elles pourront retravailler leur image! Et là, le spectacle commence! Tout y passe, de la commissure des lèvres en passant par les dents pour éviter tout dérapage de rouge à lèvres ou toute attaque de laitue, en passant par la correction du petit pli, par le redressage de la veste, de la jupe, du coup d'oeil satisfait sur le galbe des gambettes au recentrage de mèches rebelles, pour finir par le petit pas de recul pour le constat général. De véritables répétitions de danse nuptiale parfois! Je jalouse les miroirs, non pas pour l'image qu'ils me renvoient, mais pour les faveurs dont ils bénéficient. Ils balancent tout à leurs victimes sans récolter la moindre remarque. Renvoyez d'un simple regard à votre entourage féminin un seul flash de vos pensées, et les photons que vous prendrez feront un aller-simple....

lundi 7 septembre 2009

Stop ou encore


Voilà ce qui arrive lorsque l'on court après le bus. On transpire à l'embauche, l'assistante fuit comme si on sentait le gaz. Quelque chose m'échappe, je cherche encore une quelconque utilité à cette manie de changer les horaires du train, du bus, du métro et de je ne sais quel autre transport en commun d'une année sur l'autre? Le temps passe et je ne comprends toujours pas pourquoi je cours en aboyant comme le toutou à mémère. Certes, certaines destinations sont parfois ajoutées, et il est nécessaire de les intégrer dans la gigantesque toile, mais pourquoi s'acharner sur les lignes régulières, inchangées? En particulier sur la mienne! Ca sent l'ingénieur en horaire tout ça, le genre de personne à raisonner en base soixante, celui qui ne supporte pas l'expression "une minute s'il-vous plaît", qui minute chaque fait et geste qui compose sa journée, qui s'interdit de profiter de la soixante-et-unième seconde, la meilleure. En cette rentrée et avec l'arrivée des horaires d'hiver (Hé! on n'est même pas en automne, sortez les pneus neiges pendant que vous y êtes!), que je qualifierais plutôt d'horaires divers tellement ils sont avariés, je vous engage à effacer de votre mémoire tout ce que vous aviez enregistré en termes de timing! L'horaire devient horreur sous l'influence du cravaté à heure fixe qui a eu son diplôme par correspondance. L'envie immédiate de lui cribler le dos de trotteuses (et moi je sprinte) plus pointues les unes que les autres s'empare de moi, je prends mon temps, je vise, j'attaque! Où alors, pour limiter la durée de la peine infligée, j'utilise ces banderilles pour lui crever les pneus et l'obliger à attendre encore et encore. Genre un tramway nommé désir.

dimanche 6 septembre 2009

Grenier et vertèbres


Chaque vide-grenier fait un carton! C'est incroyable comment chaque participant est enchanté de se tasser les vertèbres en chargeant le coffre de leur automobile de tous les vestiges entassés sous toit. De la vieille tasse ébréchée au tas d'habits usés, tout y passe. Non seulement le dos est mis à contribution, mais aussi les jambes pour franchir tous les obstacles que vous et vos proches avez plantés là, mais aussi la tête car les poutre ne sont jamais bien loin au-dessus. Après cette séance d'athlétisme et de gymnastique, c'est le rallye qui attend nos aficionados de la bricole inutile. Et pas en caisse à savon. Non, avec l'automobile familiale qui sur le coup laisse peu de place aux autres membres de la famille. Les sièges sont extraits de la carcasse et stockés au grenier, ça sent l'embouteillage au retour. C'est à fond la caisse que les chineurs (les chinois eux préférant les vélos dont l'état général laisse à penser qu'ils les ont trouvés eux-aussi au vide-grenier du canton) se précipitent vers des emplacements définis par avance. Les trottoirs sont défigurés année après année par un malheureux numéro peint à la va-vite, le pinceau étant déjà réservé par un acheteur pressé de ne pas repartir bredouille. Tenir un stand dans ce type de foire, et c'est toute la chaîne musculaire qui foire. Planté comme le parasol qui ne vous fera de l'ombre que jusqu'à ce que vous l'ayez vendu (et le marché commence tôt...), vous ne pourrez même pas vous doper d'une bonne tasse de café, le stand 27 ayant acheté la cafetière de votre tata pour la revendre au 34 qui lui-même avait mis une option sur le service de tasses et de petites cuillères. Gardez bien les sucrettes au fond de votre poche sans le dire à quiconque, sinon, vous êtes bons pour l'hypoglycémie après négociation des fameuses sucrettes au meilleur prix. Le grenier se comporte comme un trou noir cosmique, il avale matière et lumière. Ainsi, le risque est grand de recharger son coffre de tout et de rien mais pas de vos affaires. Les bosses n'auront pas eu le temps de dégonfler avant les prochains chocs (et je ne parle pas de ceux de votre conjoint ravi le matin de voir disparaître tout ce bazar, car lui aussi, ça va le gonfler). Quant aux bénéfices potentiels, ils couvriront à peine l'achat de nouvelles caisses pour y déposer votre récolte. Tout juste vous restera-t-il un peu de monnaie au fond de la poche (cherchez bien derrière les sucrettes) pour réserver le prochain emplacement.

vendredi 4 septembre 2009

Sardines nicotinées


L'interdiction de fumer dans les lieux publics et dans les bureaux est une décision salvatrice pour nos bronchioles. Mais nous ne sommes pas sauvés pour autant. La crise de nerfs de certaines personnes pour qui la durée de l'aller-retour bureau - extérieur est supérieure à l'autonomie apnéique tabagique est une menace bien réelle. Un brouillard épais envahit leur boîte crânienne, leur capacité de réflexion s'englue dans un goudron à moitié fondu par l'échauffement cérébral entraîné par cet état de manque. Les zippos camés finissent par cracher leur feu. Alors, pour éviter que les ampoules des sprinklers ne lâchent, laissons les se précipiter vers la sortie. Ce sont de véritables troupeaux tremblotants qui se retrouvent dehors comme lors des grandes transhumances alpestres. Il ne manque plus que les cloches, quoique... Ne vous mettez pas en travers, vous risqueriez le piétinement et la lapidation aux mégots encore fumant. Assez animal comme comportement non? Mais ça n'est pas fini. Pour peu que la pluie les attende à la sortie, projetant ses gouttelettes sur des clops en éternel mouvement lié aux blablas fumeux des candidats à la pneumonie, et les bovins (oui parce que ruminer un chewing-gum constitue une étape importante voire incontournable après l'encombrement pulmonaire volontaire) deviennent poisson, se resserant les uns sur les autres sous le maigre rebord de toit, battant des ouies pour capter un peu de la fumée des autres, les écailles les protégeant des cendres amies tombant au gré des courants humides, la nageoire en alerte vers qui pourra les dépanner d'une cigarette, l'inspiration les décontracte, c'est no sushi. Saumon fumé (le tabac altère le grain de peau) ou bien sardine en boîte, en tous cas, rien ne les arrête!

jeudi 3 septembre 2009

A dormir debout


Imaginer que le lit conjugal est un havre de paix et de repos tient du rêve éveillé. Je vous vois venir et vous arrête sur le champ, le drap restera tiré sur l'intimité des victimes de ce blog, nous ne nous étendrons que sur les moments de sommeil. Les positions (j'ai dit non!!!!) sont assez variées, très personnelles et bien souvent complètement ridicules. Hier encore, j'ai dormi sans savoir qu'une bombe atomique ronronnait à mes côtés. En effet, la position missile (couchée sur le ventre, bras le long du corps, tête sur le côté ou enfouie dans l'oreiller) laisse à penser que tôt ou tard, la mise à feu va être ordonnée, le sommier va entrer en résonnance, que le radar va accrocher la cible et que,..... non, non, et non, arrêtez de vous faire des idées, pas de champignon atomique en vue, un simple changement de position avec éventuellement invasion du territoire ennemi. La frontière fictive est bien souvent violée, mais que fait l'Organisation des NU? Où est l'émissaire avec le drap blanc? La menace de bataille de polochons s'intensifie, les plumes vont voler! La provocation du bras tendu ou de la position à l'équerre (qui demande une certaine souplesse pour qui veut à la fois rejoindre mais aussi s'installer sur cette parcelle) est bien connue, faut-il répliquer, ou se replier? Que dire de celles et ceux qui se reposent allongés sur le dos et les bras en croix? Qu'ils sont tout sauf accueillants! Il y a aussi les instables qui alternent, bougent, remuent, gigotent, tressautent, montent, descendent, tournent, virent de bord. Le comble c'est qu'ils sont en pleine forme le matin venu, ce qui n'est pas le cas des compagnons de salsallongée des agités du pyjama. Misérables les positionnés du fétus, ils sont nés de la dernière pluie ou quoi! Leur système de défense ne tiendra pas longtemps, tôt ou tard, ils seront expulsés. Que faire? Guetter la pause pipi pour reprendre rapidement possession du territoire et faire un gros dodo.

lundi 31 août 2009

Des chiffres et des lettres


Qu'elle est triste l'existence de ceux qui ne jurent que part le grand Dieu du chiffre! Je les plains ces malheureux qui ne comptent que dix compagnons, avec une seule bulle dans le champagne, les soirées seront bien tristes. Lorsque l'on compte ses connaissances sur les doigts de la main, c'est quand même pas le pied. Au-delà de ce jeu de mots à l'odeur douteuse qui ne vaut pas plus de deux virgule cinq mille quatre cent trente six sur vingt après correction, je veux mettre ici en avant le magnifique potentiel que nous offrent tous les alphabets du monde. Leur efficacité n'est plus à prouver, à tel point que l'humanité tout entière s'est attachée à démultiplier cette force de frappe. Cyrilique, étrusque, hébreu, hiragana, katakana, arabe, latin, angeul, hiéroglyphes, braille, voici un très modeste échantillon de ce dont nous diposons pour exprimer ce que nous ressentons jusqu'au plus profond de nos êtres. Alors que les consomnes et les voyelles s'éclatent à longueur de page, de conversation, imaginent des combinaisons parfois bien trop compliquées pour nos chères têtes blondes et que les kanjis transforment les textes en oeuvre d'art, le chiffre essaie de foutre le bazar par tous les moyens possibles et inimaginables. Accompagnés de symboles monétaires, ils dévalorisent le travail des plus modestes, enrichissent quelques uns au détriment de tous les autres qui n'ont même plus de quoi s'acheter un livre. Un pourcentage et c'est le jugement qui tombe. Nous pourrions bien nous éviter ce symbole étrange en déployant tout l'attirail à notre disposition: relatif, croissance, diminution, chute,... Le vice réside dans les chiffres, pour preuve leur tentative d'infiltration dans les systèmes de ponctuation. Leur prise d'otage régulière des points et des virgules, avec un manque flagrant de cohérence puisque l'utilisation est différente de chaque côté de l'Atlantique, est pitoyable. Ca ne tourne et ça ne tombe pas rond tout ça. Imaginez une existence sans chiffre, où seules les lettres seraient habilitées à exprimer valeurs et différences. Tout ne serait que nuances et variations. Il me fait doucement rigoler le nombre entier, une invention d'ingénieur matheux trop effrayé par la diversité qui l'entoure, le type du genre à compter le nombre de mots de ce billet! LXIII

dimanche 30 août 2009

Céréales Liqueur


Nombreuses sont les photos d'agrophyles qui circulent sur internet. Vues du ciel, ce sont de véritables oeuvres d'art qui prêtent à interrogation. Quelle en est l'origine? Certains avancent que de forts champs magnétiques localisés influencent le mode de poussée des cultures concernées. Il y a aussi la théorie du petit plaisantin au QI supérieur à la moyenne qui, à la nuit tombée, mettrait en pratique ses facilités en géométrie descriptive, une faux, deux ou trois potes, quelques bouteilles et hop! Et les extra-terrestres dans tout ça? Cette théorie tendrait à supposer que les petits hommes verts taquinent les terres du géant vert roi du maïs. Les rois de la déconnade sont dans l'espace (les grosses têtes seraient des éclaireurs). La présence d'isitopes radioactifs sur différents sites ancestraux d'Amérique du sud attesteraient qu'une autre forme de vie cosmique prend plaisir à dessiner sans respecter le moins du monde le dur labeur des agriculteurs. Finalement, personne ne comprend ce qui se passe, il revient donc à ce blog de définitivement lever le voile sur ce phénomène. Il s'agit en fait d'un savant condensé de toutes les théories avancées jusqu'alors. Une troupe de lapins géants radioactifs venus de l'espace, hyperdépendants aux alcools fort sans que cela ne nuise à leur intelligence supérieure passent leur nuit à ces exercices de vandalisme géométrique. Ils ont le compas dans l'oeil ces petits malins, non? La carotte est vraiment pleine de bonnes choses, mais j'ai l'impression que pour vous convaincre, c'est râpé.

La cuisine du chef


Avez-vous remarqué à quel point les similitudes sont nombreuses entre le chefaillon en chef et le cuisinier en chef, ma préférence allant naturellement vers le second qui m'épargnera les brûlures d'estomac que ne manqueront pas de déclencher les bêtises du premier (qu'il retourne à Cambrai, ouais, début poussif, la pâte n'a pas encore levé suffisament et toutes mes excuses aux lecteurs cambraisiens). Généralement, le chefaillon est la crème de l'équipe (fouettée? battue? fraîche? non, non, rance). Même s'il s'avère être plutôt gras sur les bords, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il accroche systématiquement au fond, le silicone étant réservé à son assitante préférée (on les surprend régulièrement s'envoyer des "mon petit choux" entre deux portes, à quand la pièce montée pour un bureau commun?). En fait, nous avons affaire à de véritables quiches, à des clafoutis aux noyaux trop présents pour être appréciés, à des gaufres qui jettent de la poudre aux yeux, à des tartes à la crème à répétition, à des soufflés qui retombent même porte fermée. Discours marmelade, grumeaux à chaque faim de ligne, mails réchauffés express, micro-ondes cérébrales, explications louches, casseroles accumulées après des années de pratiques légumineuses où seuls les fayots ont leur place, les bases sont pourtant présentes, mais sans le livre de recettes, l'omelette accompagnée de morceaux de coquille est leur marque de fabrique. De l'entrée au dessert, les plats qu'ils nous servent sont trop salés, débordent d'acidité, manquent de rondeurs sucrées. Et alors, évitez de boire leurs paroles, vous vous noierez sans même voir le hallo de lumière qui accompagne cette triste fin. Personnellement, la mayonnaise ne prend pas avec ces mirlitons encroûtés dans leurs idées congelées. Et toque!

mercredi 26 août 2009

Pas plus haut que le bord


Dans chaque domaine, il existe plusieurs divisions, l'élite n'étant accessible qu'au plus petit nombre. La dégustation de vin n'échappe pas à cette règle, il y a les amateurs qui visent les litres et les professionnels, les différents degrés étant inversement proportionnelle à la taille de l'échantillon requis par les concurrents. Le vocabulaire est identique, au coup d'envoi généralement donné par le premier claquement de bouchon, les participants partent à égalité, mais très rapidement, ça tourne vinaigre pour les plus faibles. Le pro déguste à l'aveugle, l'amateur y voit trouble après quelques verres. Le pro trouve le nectar sec, l'amateur sèche rapidement sur la région d'origine, l'analyse du pro est légère, argumentée, imagée, l'amateur ne peut pas parler et boire en même temps. Le pro apprécie le velouté d'un rouge, l'amateur se noie dans une soupe molle d'explications vaseuse. Le pro va jusqu'à déterminer le terroir d'origine, la composition de la terre qui nourrit le cep, l'amateur finit rapidement les fesses par terre et ne sait même plus où il habite. Le pro note les moindres détails de l'échantillon, de la robe aux parfums, l'amateur note l'amatrice en jupette qui le saôule rapidement mais qu'est-ce qu'elle sent bon!!! Bref, la technique est essentielle, mais avant tout pour gravir les échelons, il faut de la bouteille.

mardi 25 août 2009

Rythm is black, Ridiculous is white


Une piste de danse, des amateurs de chaque continent de notre modeste planète qui, il faut le dire, vibre entre 2 et 7 mHz soit quelques 16 octaves en-dessous du do médium. Une évidence se dégage, le rythme est black. Quand un européen pur souche essaie de trottiner d’un pied sur l’autre, certains ayant même l’audace de lever un bras de temps en temps, l’afro-américain lui, prouve que les limites élastiques du corps humain sont bien supérieures à la raideur du manche à balai qu’a du avaler leur compagnon de piste. Rires et chaloupés luttent face à des adversaires de troisième division aux lèvres pincées par un effort bien compréhensible dès lors que l'on joue au-dessus de ses moyens. Les traversées agitées, déhanchées, excitées de la piste de certaines abattent les arbustes auto-plantés maladroitement sur ce pré musical (la chaîne du DJ ne met pas en valeur les glands sur la piste, désolé, le jeu de mot est foireux comme le pas de deux du grand nigaud en nœud nœud papillon sur ma droite). Une blanche dure 2 temps, une noire, 1 seul, la musique elle-même a choisi son camp pour éviter le ridicule et installer mouvement et légèreté. Les comètes enflamment voire cratérisent la piste, le mercure monte, la planète danse se rapproche de la lumière solaire, les élipses se succèdent, l'inclinaison s'amplifie, un halo lumineux envahit les lieux, les particules cosmiques frappent les parois, rebondissent, dégagent une énergie incroyable à chaque choc, on tourne sur soi-même et autour des autres, les saisons s’enchaînent ou plutôt se déchaînent. D’autres la congèlent telle une banquise que même le réchauffement planétaire actuel ne parvient pas à faire fondre, les extrémités saisies par le froid sont douloureuses et se crispent, parvenant à peine à concerner une phalange sur deux, on se dandine tel un gros nounours polaire ou avec le ridicule d'une colonie de manchots. Un simple regard suffit. Preuve en est lorsqu’en baissant les yeux vers le sol (vous aussi vous êtes blanc?), vous constatez rapidement que la lutte orteils nus – mocassins est inégale, la godasse se faisant marcher sur les pieds, le coup de pompe la guette au bout de quelques minutes. Vainqueur par KO à ma gauche, renvoyés dans les cordes de la guitare basse à ma droite. Bassiste black bien évidemment, la lutte est inégale, je vous dis. Et c’est tant mieux parce que franchement si vous deviez choisir entre Beyoncé et Sylvie Vartan…..

lundi 17 août 2009

Assis, Debout, Assis, La papatte


Nouvelle preuve de l’absence totale de sens de l’orientation chez les dames ? Marque sournoise supplémentaire de leur pouvoir qui fait d’elles les maîtresses du monde ? A moins que ce ne soit la mise en évidence d’un manque totale de justesse de décision chez leurs homologues masculins (vous savez, ceux qui savent lire une carte) ? Mais j’y pense, il s’agit peut être d’un double test psychologique et physique conduit par les amatrices des QCM hebdomadaires envers les amateurs de l’Equipe Magazine. Pourtant, il devrait se méfier le bonhomme, il a bien vu que ses idées de sortie n’enthousiasmaient que lui. Il sait que le choix de la destination finale revient dans la plupart des cas à Madame. Il se rend compte, trop tardivement, qu’il a loupé sa seule chance de la soirée d’avoir le dernier mot. Et c’est parti, la scène s’ouvre sur les acteurs. Cinéma, restaurant, jardin public, concert, que de possibilités, et il a fallu qu’elle choisisse la dernière de la liste….Et c’est là que la danse débute (il n'aime pas non plus)! Il s’assoit…Non, trop prêt de la fenêtre, de l’allée, des toilettes, de la poubelle, table trop petite, angle de vision trop aigu, siège mou, siège dur, pas de place pour le sac à main,...... Doigt pointé et tendu vers une place bien meilleure. Déplacement bougonnant mais quasi-soumis. Il se rassoit. Euh, non, il y a un courant d’air….Doigt tendu, gnagnagna, gnagnagna. Après trois ou quatre tentatives, l’Eden de la place est débusqué et madame est ravie. Monsieur, lui pense que finalement, la meilleure place passait par la sortie, direction son canapé, là au moins pas de cheveux qui envahissent l’écran tels des herbes folles, pas de flacon de parfum ambulant juste à côté, pas de passage étroit dans le dos laissant craindre la maladresse assassine du serveur, pas de machouilleur de pop-corn, pas de chien haletant et puant. Non, tout au plus la télécommande qui n’est pas à sa place

dimanche 16 août 2009

Phil Collins avait tout compris!


La musique est injuste, aussi virtuose soit l’artiste, les fausses notes peuvent rapidement et régulièrement pleuvoir. A toute celles et ceux qui trainent leurs enfants au solfège, mesurez bien l’ampleur de vos gestes et de vos actes (note culturelle : je reprends à la virgule près ou au soupir près une réplique de Louis de Funès lors des répétitions à l’opéra dans la Grande Vadrouille, ne cherchez pas, la scène n’a pas été retenue au montage final) car vous pourriez bien les conduire à une triste existence de vieux garçon ou de vieille fille. Lors d'une sortie récente, alors que le groove du bassiste et les rifs du guitariste me conduisaient hors de portée du monde réel, des larmes de pitié, telles de petites doubles croches posées tête en bas, coulèrent sur mes joues remplies d’une bière incontournable (la clé d’un spectacle réussi) en pareil moment. En effet, mon regard était tombé sur le batteur du groupe. Alors que les gratouilleurs de cordes tissent leur filet pour attirer les groupies déchaînées pour mieux gazouiller, que le chanteur roucoule au bord de la scène, et ne fait pas que taper que dans les mains tendues, le batteur est scellé à son instrument, passe pour l’ahuri de service qui gesticule dans tous les sens (alors qu’il n’y a pas plus coordonné comme garçon), tape comme un sourd (il l’est peut-être à force) sur les peaux de tambour, ne pouvant profiter d'effleurer plus doucettement d’autres peaux plus tendues plus finement mais pouvant résonner si on maîtrise le sujet. Comment voulez-vous qu’il prenne la main de la belle, et lui susurre quelques mots doux à l’oreille ? Faut-il être marteau pour encourager sa progéniture à côtoyer les cymbales !

Ménage à Deux


Sous prétexte que l’on dit « femme de ménage » et non pas « homme de ménage », Monsieur balaye des yeux les mauvaises ondes de la télévision et aspire au calme relatif d’un bon combat de boxe sur le câble. Cela fait des heures et des poussières que l’oisif ignore sa femme chien de berger qui regroupe le troupeau de moutons abrités sous le meuble bar, lui préfèrant s’occuper du dessus. Elle ne se ménage pas, frotte sans s’aménager la moindre pause. Lui, au contraire, s’aménage un endroit bien douillet au fond du canapé, histoire de peiner le moins possible lorsque sa douce lui demandera de soulever les jambes. Elle astique, frotte, élimine la crasse, les traces, pique un coup de calcaire contre les plaques et moisissures dans la douche. C’est trop, il n’entend pas les commentaires avisés relatifs au récent uppercut que le coq a balancé à l’autre coq. Un peu de respect tout de même. Vlan, l’uppercut dégringole sur le poids lourd, coincé dans les cordes de son trois places à peine suffisant en largeur d’ailleurs. Elle lui astique les oreilles vigoureusement, l’avertit que les patins sont d’usage et qu’il peut toujours courir autour du ring pour un tendre baiser. Le sot se retrouve armé d’un seau et d’une serpillère avec ordre qu’à la fin du septième round, il annonce, moins gracieusement que la bimbo à pancarte, mais elle ne lui en tiendra pas rigueur, à toute la salle qu’elle est propre. Le superlatif de tâche ne colle pas qu’à ses vêtements, c’est à même la peau, « Tatoué tâche! » qu’elle lui pulvérise à la face! Non, elle ne finira pas avec une araignée au plafond, il va tendre les bras et attaquer la toile pour de bon, il sait faire après ses nuits blanches sur internet, aucun doute là-dessus. Et quand il baissera les yeux, en contournant sa paroi abominable, il se souviendra qu’avant de claquer la porte (finalement, il l’a bien esquivée cette baffe), elle lui a balancé un : « Sir, regardez ce parquet et cirez ! » Elle revient, elle allait oublier, pour finir en fanfare, le tambour de la machine à laver n’attend qu’un percussionniste !

dimanche 26 juillet 2009

Courgette Andouillette


L'andouillette est une espèce protégée mais rien ne nous protège des agissements des andouilles qui nous entourent, compagnie d'ailleurs plus ou moins courge sur les bords. Leurs sottises me malmènent les intestins, me broient les boyaux, m'indisposent le transit. Bien plus laxatifs qu'une compagnie de pruneaux, les andouilles ont bien souvent le melon, ce qui augmente d'autant plus leurs capacités de purge, la fuite n'est pas loin, il faut dire qu'elles en tiennent une sacrée couche. A leur vue (pour l'odeur, je crois en avoir assez écrit pour le moment) et surtout à leur écoute (là aussi, j'avais entamé le concert de louanges), je recherche désespérément la ficelle pour les suspendre et les laisser sécher sous le regard de leurs congénères. Et PAF! (Poutre, Andouille, Ficelle). On reconnaît plusieurs modes de fabrication de l'andouille, ceci étant, une constante réunit toutes ces familles de bûches porcines, elles sont à la fois sèches de toute finesse et grasses dans le verbe et l'apparence! A travers les siècles, de nombreux écrivains et chroniqueurs ont cité l'andouillette dans leur feuillet. Dans le même temps, les andouilles de toutes origines ont écrit tout et n'importe quoi, théories claires comme du jus de boudin, chapelets de saucisses plus ou moins fumées, la platitude de leur prose étant à ce blog, ce que la chipolata sans sel est à la merguez de Tunis. Quelque part, il faut avoir les tripes pour se ridiculiser à ce point aux yeux de tous. La dimension de leur crétinerie dépasse de loin les 25 à 30 centimètres réglementaires de leur équivalence charcutière. Pourtant de prestigieuses andouilles représentent nos régions, notre pays, Vire, Guéméné, dois-je poursuivre la liste????

vendredi 24 juillet 2009

Martien & Magnétisme


Il n'y a rien de plus innocente qu'une cacahuète, qui plus est lorsqu'elle est étouffée par une couche épaisse de chocolat. Nous ne nous méfions pas assez de ces petites billes colorées si minuscules à l'unité mais si dangereuses lorsqu'elles se trouvent réunies dans leur paquet jaune. Elles nous éblouissent. Il m'est impossible de résister à l'appel de ces sirènes un peu bouboules mais dans lesquelles il est si bon de croquer. Les hommes préfèrent les rondes, non? Mon cerveau est en surconsommation de sucre car, en son sein, 2 théories s'affrontent, me voilà obligé de piocher dans le paquet! La première hypothèse est qu'une forme de vie extra-terrestre déverse sur la Terre (un gros M&M's de moins en moins digeste) une pluie de petites météorites chocolatées nous obligeant inconsciemment à les consommer au fur et à mesure pour éviter l'invasion. Bon sang que l'atmosphère est rabat-joie dans cette histoire, les projectiles réduisant de taille et donc d'intérêt lors de la traversée de cette couche gazeuse qui devrait se contenter de nous épargner des méfaits des rayons solaires (qui d'ailleurs ont tendance à faire fondre la couche protectrice des petits satellites de notre gourmandise). Un beau jour l'éclipse sera totale, la réelle invasion commencera, nous serons enrobés et au goût de l'envahisseur! La seconde possibilité est plus technique, chaque petit bonbon se comporte comme un aimant surpuissant et nous comme de braves pigeons voyageurs. Guidés par les ondes et revenant régulièrement picorer dans la mangeoire ouverte à tous, nous planifions nos trajets en fonction de ces balises (le jaune est à nouveau justifié, plus facilement repérable, un peu de fluo égaierait nos soirées), nous roucoulons sous l'influence de notre cervelle d'oiseau à qui la simple idée de graines finit par avoir un grain, et pire, certains couvent jalousement le nid pleins de petits oeufs que le renard à l'affût goberait volontiers en guise de dessert après un petit pigeonneau. Vous l'aurez compris, il faut fuir tant qu'il est encore temps, sinon un pigeon venu de l'espace règlera le sort de l'humanité.

mercredi 15 juillet 2009

Rétro qui louche


Non, je ne ferai pas preuve de nostalgie, le rétro c'est sympa, mais ça fait prendre conscience du temps qui passe! Pour la louche, vous oubliez la cuisine ou la bonne vieille louche à serrer à quelqu'un de plus ou moins louche d'ailleurs et ça ne métonnerait pas qu'il louche sur votre belle automobile au passage. Et nous y voilà, le sujet tourne autour de la voiture, ne tournons pas autour du pot, échappons nous vers les quelques lignes qui suivent, j'ai un flash, je fonce! Mais contre toute attente, à peine les feux passés au vert, je vous arrête tout de suite, STOP! Je pile, les plaquettes fument, les pneus crissent, c'est le tête-à-queue, je ne vous demande pas de loucher dans le rétroviseur au cas où la passagère arrière soit équipée de tout accessoire adoucissant les chocs frontaux...Non, le rétro qui louche, c'est le rétro qui fait loucher. Petit sapin odorant, écusson à la gloire de l'équipe de football locale ou internationale, tout dépend de la taille du fanion et de la longueur des franges, pompom en tout genre surtout du mauvais, breloque souvenir de vacances aux messages plus ou moins douteux et en tout cas peu encourageant à une attitude studieuse le matin sur le trajet de l'embauche, le fruit du rétroviseur est bien trop mûr pour rester accroché au-delà d'un été, et pourtant! A noter que le son et l'odeur restent optionnels mais qu'ils demeurent très recherchés par une certaine catégorie d'amateurs, ceux-là mêmes qui conduisent la main gauche posé sur le dessus de leur auto (de peur que le toit ne se détache du reste de la caisse?) . En tout cas, le fruit en question devrait être défendu! Je me suis toujours demandé comment conduire en toute sécurité avec un truc pareil pendouillant en plein champ de vision! Je milite d'ailleurs volontiers pour leur interdiction, quitte à ce que deux points du permis rose soient suspendus à cette suspension! Le sapin jaune pourrait d'ailleurs conduire le conducteur droit dans le sapin!

mercredi 8 juillet 2009

Fainéant de cannibale


L'amateur de chair humaine aurait un poil dans la main ? (d'ailleurs, il déteste celui des autres, ça chatouille à l'avalage). L'amateur de cuissot de femme gironde aurait une tendance à l'oisiveté, à la glandouille, à la sieste réparatrice d'une nuit de douze heures, suite à une digestion difficile? Le fin gourmet de la femme de son voisin aurait tendance à laisser la sienne assumer l'ensemble des tâches ménagères, sachant que la facilité du repassage du pagne est contrebalancée par la difficulté de tenir le sol de terre battue de la hutte sans trace de poussière? Procès d'intention? Pas du tout, je ne me permettrais pas de le critiquer, ayant trop peur de finir en steak tartare. Non, cuisinier à mes heures perdues, face à la montagne de pommes de terre, de carottes, et autres légumes tous plus vitaminés les uns et les autres, mon économe (le mal nommé en main), je ne peux m'empêcher de lâcher un soupir admiratif: "lui, il n'épluche pas!".

mardi 7 juillet 2009

La technique du sherpa inversée


Les plus hauts sommets de notre chère vieille planète, les plus déchirés par l'érosion naturelle, les plus enneigés aussi, sont d'une platitude comparée aux sommets atteints par mon bureau pourtant aussi lisse et horizontal qu'un lac gelé (d'autres comparaisons étaient envisageables, j'ai préféré refroidir mon enthousiasme d'écriture en conservant une thématique au premier degré). Le mal de l'altitude m'y rattrape régulièrement, la place a beau être correctement ventilée, l'oxygène en quantité suffisante, les avalanches continues de difficultés qui s'y amoncellent en font (ben non justement) un camp de base peu sûr pour préparer la prochaine excursion en terre hostile. Et c'est là que le titre de cet article prend tout son sens, car nombreux sont les sherpas qui viennent déverser leur fardeau sur ce petit territoire, au risque de crevasser le propriétaire des lieux, et sans se soucier qu'un convoi qui conquiert des sommets toujours plus hauts partage la charge pour que le collectif puisse à la fin planter fièrement son drapeau à la face du monde. Plus grave encore, la surchauffe cérébrale déclenchée par ce défilé de surgelés du bulbe au bonnet enfoncé bien au-delà d'oreilles bouchées par une trop haute altitude (à moins que ce ne soit d'attitude dont il s'agisse) et au doigté atrophié par le port permanent de moufles pourrait bien participer au réchauffement planétaire et à la fonte des glaces. Il m'est impossible de rester de glace et de garder la tête froide face à ces flocons (une syllable compte, pas l'autre) aux formes cristallines peu mathématiques, j'ai les boules!!!!

dimanche 5 juillet 2009

Bretelle assassine


Rassurez vous, je ne vais pas me transformer en apôtre de la sécurité routière (attention, n'interprétez pas cette introduction comme un rejet du code de la route, ne tombez pas dans le panneau, s'il-vous-plaît, je serais déçu et dans l'obligation de passer du verbe à la verbalisation), ni en atlas routier, ni en GPS (je ne suis pas collant et n'ai rien d'une ventouse). Je ne me moquerai pas non plus du couple moyen de vacanciers (le moyen ne correspondant pas forcément à la taille de l'abdomen du conducteur, mais plutôt à son QI) pressé d'en découdre avec les bouchons polluants pour au plus vite en découdre avec les bouchons de liège ou à vis. Le sujet du jour sera aussi de saison mais revêtira (terme peu approprié par la suite) un voile de légèreté qu'il sera bon de soulever, faites moi confiance. Les vagues de chaleur, le soleil présent plus qu'à son habitude, le désir de séduction sous-jacent, toutes les conditions sont réunies pour que la gente féminine parmi ce qu'elle compte de plus gracieux et agréable à l'oeil dégage ses épaules, laissant ainsi apparaître une peau en cours de coloration, entraînant par la même la coloration du mâle qui passait par là et qui lui aussi subissait les assauts de la chaleur. La voilà! La bretelle du balconnet prend l'air (ce que devrais faire monsieur qui reste bouche ouverte, un peu comme le toutou haletant à la recherche de fraîcheur). De toutes les couleurs vives , agrémentée d'un petit noeud ou d'une autre friandise, elle renvoie une douceur rassurante pour qui s'inquièterait de l'épiderme de la porteuse. Pourquoi assassine alors? Non pas qu'elle tue sur place le mâle toujours captivé, non tout simplement parce que la belle arbore un ravissant tatouage coupé en deux par la lanière inculte. L'amateur d'art éclairé que je suis est révolté, en même temps, c'est bien de pouvoir s'approcher.....

samedi 4 juillet 2009

Page blanche à se faire des cheveux blancs


Pour le créatif quel qu'il soit (écrivain, concepteur, dessinateur, étudiant en cours d'examen, eh oui, il en existe de très créatif dans ces moments de sanctions de glandouillage annualisé), c’est un supplice de faire face à une page ou à un écran (certains étant plus modernes que d’autres) blanc, vierge, immaculé, sans trace, pas déballé, épargné de toute aggression …. Il faut combler ce vide (c’est naturel, la nature a horreur du vide et les sujets au vertige aussi) en écrivant tout et n’importe quoi (expression autodéfinitionnelle, ouais, je me re-surprends à inventer des mots absents de tous les dictionnaires mais compris par tout un chacun, puisque décrivant son principe même car cette dernière veut dire tout et n’importe quoi), en s’attachant à ce que le tout laisse peu de place au n’importe quoi (facile puisque c’est tout, il ne reste plus d’espace pour le n’importe quoi, mais l’espace est un caractère manquant de caractère, ça y est je m’embrouille, fermons la parenthèse, mais j'entrevois d'autres à ouvrir, ce soir chers lecteurs et chères lectrices, vous allez souffrir) pour que la lecture (on avait décroché avec cette parenthèse interminable, si, si, j’ai bien vu) reste intéressante, voire intense, attention toutefois à ce que le lacrymal syntaxique n’intervienne pas inopinément! OUCH! Claquage verbial.!J’arrête pour raison médicale, mais de toutes façons était-ce raisonnable de poursuivre cet enchaînement de mots et de parenthèses, uniquement pour noircir une page blanche virtuelle. A ce sujet, écrire sur une page verticale est un de mes passes-temps favoris sur le blog, aucun risque de coulure, pas de gomme pour dégommer, juste deux doigts un peu plus aplatis que les huit autres! Il faudra reprendre ici ou ailleurs, en espérant que les pupilles assassinées par le déchiffrage (ouais, lecture ne me paraît pas approprié pour ce gloubiboulga bloguesque) ne me tiendront pas trop rigueur et auront préféré sourire en imaginant le carnage neuronal à l'origine de tout ce bazar. A écrire ainsi, la page se noircit mais le cheveu se blanchit. Equilibre en toute chose respecté.

mardi 30 juin 2009

Faut pas décôner



L'été, c'est aussi la saison des glaces le soir. Nous nous en délectons devant la télé, comme une récompense après une journée éreintante au bureau. Avez-vous remarqué que dans pareilles circonstances, nous trouvons toujours un motif de satisfaction pour mériter le sussucre glacé? Au pire, le dessert à température négative constituera le réconfort d'une journée toute aussi négative. Attention, risque élevé d'avalanche d'ennuis! Les congères sont pour vous, à commencer par les quelques centimètres qui s'accumuleront sur taille, hanches, ventres à la vitesse d'une chute de flocons de neige par une fin d'après-midi hivernale. Ensuite, à part quelques goulus aux gencives insensibles, la décongélation est plus rapide que la vitesse gourmanditique dont vous ferez preuve. La liste qui suit va vous refroidir: tâches chocolat-vanille sur le canapé, léchage de doigts collants à n'effectuer qu'en privé, miettes du cornet dispersées sur le tapis épais blanc du salon, papier d'emballage finement pelliculé de glace fondue dont on ne sait pas quoi faire, frustration de devoir céder l'exemplaire unique au chocolat, votre voisin n'aimant pas la pistache (au passage, le vert associé à ce parfum n'arrange rien à son nom), le mystère de la petitesse de la friandise qui fond comme neige au soleil réduisant le moment de plaisir à l'instant fragile. Cette idée de sucré-glacé, c'est vraiment tendre le batonnet pour ce faire battre, ou alors il faudra avoir du pot pour s'en sortir indemne, ça va être chaud. La coupe est pleine!

Insolation touffue


La situation est fort chaude en ce moment, le mercure bout, proche de la vaporisation, le danger est réel, car quoi de plus toxique que les vapeurs de ce métal liquide. Les Celsius sont en passe de rattraper les Fahrenheit alors que Kelvin ne sait plus où il en est. Les chemisettes ont les manches qui raccourcissent à vue d'oeil laissant apparaître de malheureux biceps blancs et atrophiés musculairement parlant mais bien garnis d'une toison blanchissante laissant présager d'une aisselle moumoutée véritable puit de senteurs boisées, à moins que ce ne soit un fumet de putréfaction qui se dégage de ces forêts artificielles qu'il serait bon de renouveler. A ce sujet, une coupe régulière éviterait à cette toundra nauséabonde d'effrayer l'entourage proche au moindre geste de bonheur. Passons à un sujet plus léger, les jupes pètent la frime en jupette, certaines réussissent leur effet, d'autres coupent l'effet aux mâles non calorifugés et du coup très sensible aux gradients de température mais que la vue finit par refroidir. Nombreux sont les mâles qui maudissent l'absence de courant d'air indoor. De vrais légions de voyeurs se relaient, année après année, créant des associations telles que le centimètre en neuf millimètre, étudiant les liaisons rotules cuisses avec une attention supérieure aux grands chirurgiens. Il leur reste un peu de bave aux commissures pour constater que les épaules féminines se font fières, bronzées, tatouées à l'encre ou au soleil. Je ne m'étendrai pas sur les décolletés innombrables, une paire d'yeux ne suffisant pas à en dresser une liste exhaustive en fin de journée. Epuisant exercice et parfois aussi traumatisant car là aussi, la réussite n'est pas toujours au rendez-vous, qu'il faut d'ailleurs dans ce cas éviter. En l'espace de quelques lignes, je viens de passer du touffu au pigeonnant, (en priant pour éviter le cumul des genres), je dois être thermiquement affecté!