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vendredi 13 mars 2009

Le crétin, phénomène météorologique ?


J'affirme que les degrés celsius printanniers catalysent la crétinerie! Nous sommes au mois de mars, période dédiée à la giboulée en tout genre, à toute heure, en toute occasion. Le phénomène de convection en est à l'origine, voyons en quelques mots quel en est le processus. Vous croisez un imbécile qui sort de sa période d'hibernation même si cette dernière ne dure pas plus que le temps d'une marée. Sa force climatique réside en sa capacité à déclencher vents et bourrasques dans la boîte crânienne de ses interlocuteurs. Les courants d'airs qu'il dégage vous agacent. Vous commencez par taper du pied au sol avec intensité et à une fréquence élevée (on parlera de connerie sysmique, aurait-il trouvé la faille en vous?). Vous venez d'initier le phénomène en créant un échauffement au sol contrastant avec le reste de votre corps, la rotule est encore fraîche, le foie pas encore retourné et à température ambiante, les oreilles n'ont pas encore chauffé. La convection est entamée, la chaleur tropicalo-nerveuse monte en vous, trouvant sa source dans vos orteils. Le con condense en vous gouttes et grêlons de colère. Vous ne pouvez pas stopper la réaction, de toutes façons, c'est impossible, elle est entretenue par l'autre andouille qui n'arrête pas de cumuler (quel nimbus!) non-sens et sottises, comme s'il évoluait en plein brouillard, ne voyant plus personne autour, ses yeux en mouvement comme celui du cyclone cherchant pourtant à vous convaincre de sa vérité (avez-vous déjà cru un météorologue?). L'orage approche, une seule solution, la giboulée de phalanges!

jeudi 12 mars 2009

Pas de pot


Quoi de plus sinistre que le pot de départ à la retraite du salarié multi-décénal. C'est l'occasion de croiser un certain nombre de vieux pots qui troqueront volontiers leur potage du soir pour trinquer avec leur ancien pote de travail comme de vieux pochards que l'inactivité permanente aura conduit au pôle éthylique du quartier. Ils n'applaudiront pas polyarthrite avancée oblige. D'autres auront potassé le parcours du jeune retraité en polo pour relater certaines anecdotes potentiellement drôles. Il y aura aussi la potiche (ou la poule au pot) invitée pour servir les pots à boire aux collègues. Le mauvais goût sera au rendez-vous avec le pot de fleurs à pétales bleus (le grand schtroumpf est passé par là), la poterie signée par la population portée par un élan de dédicaces politiquement potables, le jus de potinambour alcoolisé, les portions de gâteau à la crème, il ne reste plus que le gobelet de potasse et ce sera complet. Pôooooovre de nous qui devront trinquer avec politesse avec celui ou celle que nous avons toujours rêvé de voir partir pour naviguer et couler sur le Potomac ou le Pô. Les blagues de potache seront aussi présentes avec les allusions sur la taille des popotins environnants qui s'empiffrent de canapés et autres petits fours . Poc fait la bouteille de champagne lorsque le bouchon ira percuté le plafond dallé. Ploc fera la larmichette versée sur la nappe en papier. Quelques poètes s'essaieront une main dans la poche position polichinelle pour un discours aussi plat qu'un polder. Allez serrons lui la pogne, nous sommes arrivés au fond du pot, échappons nous!

mercredi 11 mars 2009

C'est tombé à l'eau ce soir


C'est le drame, l'inspiration est absente ce soir. Je vous rassure, je ne suis pas en train de tapoter sur mon clavier en apnée, le teint rougeaud par manque d'oxygène. Non, pas la moindre goutte d'une idée de sujet, d'un thème, d'une victime à dégommer. C'est la noyade, il y en a marre! Je ne surfe pas sur la vague, le spot LXIII est à plat. Suis-je victime d'un assèchement total de la créativité, même dans sa plus simple expression? Les capacités de mon hémisphère droit seraient-elles à ce point englouties par la mutitude d'aggressions diurnes de ces dernières heures? Devrais-je, pour alléger mes recherches nocturnes, mettre en place la fameuse boîte à idées, dans laquelle je déverserais à longueur de journée et même la nuit lors de la pose technique, tous les sujets pouvant donner lieu à une moquerie bien sentie ou à un coup de gueule? Trouverais-je un récipient d'une contenance suffisante? Décontenancé, je le suis. Vous n'imaginez pas la frustration qui est la mienne à l'instant même. A l'idée d'inspirer plus de peine que de sourire, je recherche dès maintenant la boîte à mise en boîte. Il faut réouvrir les vannes à vannes! Carnet, urne, magnéto, photo, tout sera bon pour alimenter la source d'humeurs. Que le flot du trait d'esprit coule à nouveau pour alimenter le moulin à paroles bien senties.

mardi 10 mars 2009

Ramolo du pic-nic


Un zinc de comptoir, le serveur qui essuie ses verres vides, prêt à servir un ballon de rouge au premier amateur qui se présentera, un standard de jazz en fond, deux joueurs de 421 au bout de la salle, essayant de jeter la bonne combinaison dont l'addition fait 7, chiffre de tous les mystères, du paranormal, et un jambon beurre posé sur une petite assiette en porcelaine. Ajoutons à cela une mousse chapeautant une bière blanche fraîche et vous ferez de moi le plus heureux des hommes le temps d'une mastication. Tous les sens en alerte et plus particulièrement l'ouïe doublement sollicitée par le croustillant de la croûte du pain et par les conversations des autres clients pouvant un jour ou l'autre terminer sous une forme ou une autre dans ce blog. Ca y est le rêve s'empare de vous, je suis heureux de le partager, le rêve pas le sandwich. Mais ce sera de courte durée, car cet eden n'aura pas encore été visité aujourd'hui. Pressé par le temps, la situation de ce midi tranche cruellement avec le décor précédemment planté. Le zinc a été remplacé par une misérable table basse des années 70, le serveur n'ayant rien à essuyer, gobelet en plastique oblige, a disparu avec son tablier à carreaux en guise de cape pour sauver ce qui peut encore l'être, l'eau minérale certes plus adaptée en pareilles circonstances est hors de prix, la centrale pneumatique de la presse voisine ne maîtrise aucunement les accords en fa mineur et les gammes de blues, des pacman gloutons partagent l'environnement, et comble de tout, le jambon beurre, trop longtemps stocké au frais, est mou. Une syllable qui fait mal. MOU. Le seul sens activé dans de pareilles conditions est celui du "retour" d'où tu viens avec ta faim. Quelle ignominie, le sandwich mou, qui vous donne l'impression d'avoir des incisives faibles et innopérantes tellement il est difficile de découper cet élastique. Le froid et l'humidité conservée par un emballage plastique étanche et difficile à enlever ont tué le goût. Ca ne croque pas! La seule solution restante est d'engloutir au plus vite cet imposteur pour être débarrassé de ce calvaire et retourner travailler. Bonjour l'évasion!

lundi 9 mars 2009

Pliage animatronique


Avez-vous récemment plié un drap housse? Vous savez, ce morceau de tissu à l'origine rectangulaire, mais qu'un beau matin, après s'être retrouvé enroulé tel un rouleau de printemps dans sa feuille de laitue flétrie, l'ingénieur en draps et couette en chef décida de déformer de quatre élastiques dans les angles. Pour les amateurs du sans pli, du lisse, du parfait, le drap housse se pose en provocateur numéro un. Le pliage du drap housse a fait l'objet de plusieurs recueils de méthodes diverses et variées, mais l'expert dans le domaine reste sans aucune contestation possible, le célèbre E.T., qui avec son doigt pointé à chaque main (oui, E.T. était ambidextre, scoop "Source d'humeurs"), maîtrisait parfaitement la première étape de cet exercice, à savoir faire coïncider deux faux-angles pour essayer de reconstituer un rectangle. A dormir debout cet ouvrage d'ailleurs, le langage ultra galactique étant d'un soporiphique. Beaucoup plus d'ailleurs que ce misérable drap dont les bords ne veulent pas suivre le mouvement, le concept du drap qui bave me vient subitement à l'esprit en même temps que celui du drap anti-géométique, une diagonale de ce simili rectangle étant toujours plus grande que l'autre! C'est la crise de nerfs assurée ou l'engueulade avec votre partenaire plieur. Sachez que le drap housse se réjouit des disputes conjugales. Serait ce parce qu'il espère qu'un des deux belligérants finira par coucher sur le canapé, ce qui aura pour effet direct de réduire considérablement les contraintes auxquelles il sera exposé? De toutes façons, il est fourbe ce drap housse, jamais en première ligne, toujours planqué derrière un drap plus grand que lui. Finalement E.T. nous avait prévenus de son addiction aux élastiques nocturnes, la traduction des quelques mots qu'il prononce n'est pas la bonne, Spielberg a tout faux, qu'il retourne se coucher. "Maison" avec un mauvais accent franchouillard se prononce "Housse"

dimanche 8 mars 2009

Laisse aller ta rage LXIII


Je trouve que le chien est en général un animal assez bête. Bien qu'il y ait quelques exceptions qui forcent le respect comme les chiens d'avalanche ou les chiens d'aveugle, je les trouve manquant de caractère pour les uns ou vraiment trop dangereux pour d'autres. Si on osait me dire, "donne la papate", je vous laisse imaginer où elle atterrirait. Le toutou à sa mémère bave de plaisir, lui. A l'inverse, ces pitbulls, véritables bouchers ambulants, plus féroces mais aussi plus intelligents que leurs maîtres, vont peut-être me faire regretter cet article avant que je n'en écrive les derniers mots. Je vous épargne le filet de bave, l'haleine fétide, l'odorat pas si développé que cela (ben oui, dès que deux chiens se croisent, ....), la crotte qui traîne sur le trottoir, le ouah-ouah nocture. Bref, vous aurez compris que le chien ne m'amuserait qu'au championnat de shoot dans chihuahua. Je suis près à en écrire les règles dès demain. Mais ceux qui m'indisposent le plus, auprès de qui je n'aurai de cesse d'aboyer, ce sont les maîtres de ces quatre pattes capables de vous ruiner un jardin en moins de temps qu'il ne faut pour que le caniche nain ne réalise à quel point les frisettes ne lui vont pas (c'est d'ailleurs pour ça que ce crétin est aussi crétin). J'ai vraiment une dent contre ces apprentis maîtres chiens. Tout d'abord, celui qui aboit le plus fort dans le trio pépère, mémère et toutou, fait pipi debout. Ensuite, il s'équipe d'une laisse pour la garder dans la poche, laissant son cleps de malheur sentir postérieur sur postérieur, baver sur vos chaussures, courir après le joggeur à la recherche de bien-être et de sérénité, pisser sur les jantes chromées dernier cri, coller la trouille aux passants effrayés par ces canins à canines acérées. Et comble du dévouement, pépère et mémère tirent à la courte paille pour savoir qui va sortir sous la pluie pour que toutou aille ruiner trottoir et allées piétonnes. De rage, je leur collerais bien une patée à tous ces gens là!

vendredi 6 mars 2009

Moqueur à plumes


Mais de qui se moque ce canard? Remarquez la commissure de son bec, elle lui donne un air narquois, ironique, désagréable pour qui peut penser être la cible de cette paire de magrets plumeux (j'invente les mots si je veux)! Donc, ce soir, je prends ma plume nucléaire pour éclaircir ce mystère. Il était un foie gras...(non, trop nul). Est-ce que ce gourmand de pain rassis esquisse une risette ou une grimace, c'est au choix, à l'écoute du mélomane amateur enchaînant les fameux canards en lieu et place de la mélodie voguant sur la portée (de petits canetons)? Cela dit, peut-être que le musicien est doué mais qu'il a abusé de canettes mousseuses, et là, je ne suis pas certain que le colvert conserve sa joie de vivre, le canard buvant de l'eau de part son milieu environnant et étant très jaloux de nature! Doit-on lui remettre la palme de la meilleure blague aquatique de l'année, celle qui déclencha cancanages dans tous les coin-coins du plan d'eau? Non, rien de tout cela, le canard sourit par fierté car monsieur maîtrise la symétrie. Tout d'abord celles des ondes qu'il laisse dans l'eau sur son passage, mais surtout celles de son cri. Cette particularité interdit au canard tous les plaisirs de l'écho, le rebond du coin sur la paroi lui faisant face étouffant le coin de retour. Et même si les autres animaux de la basse-cour trouve que cette prouesse ne casse pas 3 pattes à un canard, que le colvert préfère les vacances à la mer plutôt qu'à la montagne, que je n'aurai pas du tremper mon sucre post-café dans l'eau de vie avant de grattouiller ces quelques lignes, il faut bien reconnaître que cette histoire a tout du canard de base.

jeudi 5 mars 2009

Paradoxe de Milgram


On m'a dit un jour que le monde était petit comme un village. J'ai retenu cette formule et ne me lasse pas de la replacer dès qu'une occasion se présente. Qui, parmi vous, ne s'est pas étonné à plusieurs reprises des liens étonnants tissés entre les personnes qui nous entourent? Techniquement parlant, on développera autour de "L'étude du petit monde" ou du "Concept des six degrés de séparation". La théorie, d'ailleurs assez largement vérifiée, énonce que deux personnes sur le globe sont reliées par en moyenne seulement six personnes. C'est bien peu me direz vous. Et vous avez raison! Imaginer que nous ne sommes séparés que de si peu de tout ce que ce globe comporte d'imbéciles, d'inutiles, de fachistes, de mauvais esprits, d'égoïstes, de crétins (6, le compte y est) n'est pas fait pour rassurer qui que ce soit, même les parasites nommés juste avant, tant pis pour eux. Ce 54ème article de ce blog (9 fois 6) se veut plus profond que les autres. Non seulement le ton ne sera pas à la rigolade, ni au trait d'esprit, ni au jeu de mots plus ou moins réussis, mais ce sera avec un reproche que je terminerai cet article car pas plus tard qu'aujourd'hui, vous avez certainement croisé ce pollueur classique qui jeta son mégot par la fenêtre de son automobile sur la route des vacances. Et bien, vous le connaissez d'assez près finalement, et vous n'avez rien dit pour le raisonner ou le sermonner! Z'êtes fier de vous?

Informatique, trou et nicotine.


Quel point commun y-a-t'il entre le sale gosse qui a encore déchiré son pantalon au niveau du genou sur le goudron de l'école (retenez goudron svp, ça pourrait être utile), le tabagique souhaitant s'arrêter mais qu'est-ce que c'est dur bon ok demain j'arrête enfin, je réduis dans un premier temps (je vous l'avais dit pour goudron...) et l'ingénieur informaticien en chemisette et moccasins (un de mes préférés) intoxiqué aux lignes de codes sans commentaires, on sait jamais, si d'autres pouvaient comprendre. Trio assez improbable à part si monsieur azerty, au cours de ses études et certainement pas en soirée étudiante, est tombé en amour sur madame clop au bec avec le résultat qu'on imagine (non, pas le 20/20 en quick basic et statistiques, le gosse qui tombe!!!). Arrêtez donc d'essayer de visualiser cette famille décomposée pour vous reconcentrer sur la question posée initialement. Quel point commun? Le patch! Celui que maman énervée par son addiction à la nicotine s'est collé sur l'épaule tout en continuant de céder à la tentation après le café, celui que maman énervée par son rejeton au sens de l'équilibre un peu sommaire essaie de coudre sur la culotte du mioche (et enfiler le fil dans le chat de l'aiguille avec des mains tremblotantes, ça énerve, mais ça énerve) et enfin celui de papa énervé de voir sa femme énervée par son énervé de fils et surtout agacé d'avoir pondu un code source aussi troué que le jean de junior et du coup obligé de créer le ou les patches nécessaires au renforcement du dit logiciel commandé par le service comptabilité d'une parfumerie spécialisée dans le patchouli, la boucle est bouclée, il fallait que certes phrase se termine, je n'en pouvais plus. Le patch, quelle belle invention, pour stopper la cigarette aux portes du paquet, perdre 25 kg en 1 jour ou l'inverse, pour supprimer rides et autres ravages du temps.....A quand le patch anti-nuisible, le patch temps ensoleillé, le patch qui rend les gens rigolos, le patch QI qui permet à certains de vos interlocuteurs de gagner quelques points dans cet exercice, ok, ce n'est pas encore assez, mais ça ne peut pas faire de mal. A ce rythme là, me direz-vous, certaines et certains ne risqueront pas les coups de soleils cet été et feront de belles économies en crème solaire. Ne faudrait-il pas un patch universel? Bonne idée (normal, c'est la mienne, et le patch humilité, tu connais?), mais dans ce cas, il y a fort à parier que nous serons tous patchés, bonjour la famille!

mercredi 4 mars 2009

Clic.....Avaaaaalancheeeeee !!!!!!!


C'est une bien triste nouvelle que celle de ce soir. L'heure tardive de parution de ces quelques lignes reflètent l'intensité dramatique de la situation et est due aux longues recherches qu'une nuit bien avancée m'a contraint de stopper pour le moment. Mais où est-il passé ce compagnon de chaque instant? Pourtant, tout le monde était prévenu qu'un jour où l'autre, ça se terminerait mal. Trop d'avertissements donnés sans suite, trop de situations dangereuses ignorées, trop de monticules instables, trop de regards détournés pour ignorer la réalité, trop de mauvaises raisons invoquées. Tous ces comportements irresponsables, à la fois dans le constat mais aussi et surtout dans la réaction, devaient conduire à ce malheur. Pourtant certains ont alerté avec plus ou moins de virulence. Peut-être que leur colère du moment n'a pas été le bon canal de communication? Quelquefois, ils se sont même lancés dans de vaines tentatives de remise en ordre de la situation, balisant chaque zone, identifiant les risques, formant les utilisateurs. Ephémères serait d'ailleurs un terme plus approprié que vaines. Malheureusement, certains repères usuels se sont révélés être de fausses pistes. Le modernisme n'a pas non plus été d'un soutien dans ces difficultés. Le sans fil a ses limites comme se répète souvent l'apprenti varapeur. Partagez ma peine cher lecteur, je ne trouve plus ma souris et suis obligé de cliquer sur ce pavé tactile aux réactions assez improbables. Aucun morceau de fromage ne saura la faire revenir. A l'heure qu'il est, elle doit gémir, enfouie sous une montagne de documents inutiles ou coincée dans un tiroir négligemment laissé ouvert le temps d'une opération rangement effectuée dans l'urgence. Si un jour, nous la retrouvons, je crains le pire car une souris dérangée saura (s')effacer sans prévenir.

mardi 3 mars 2009

Le planté du talon


Redescendez sur terre mesdemoiselles et mesdames (et aussi quelques messieurs), le vertige que vous tentez de déclencher parmi les hormones mâles qui vous entourent ne sera que superficiel et passager. Vos talons aiguilles de 10 cm et plus ne vous grandissent pas. Tout d'abord, ils ne remplissent pas du tout leur fonction première. Réfléchissez un peu. Une petite avec des talons aiguilles reste petite puisque lorsque l'on constate qu'elle est perchée, on en déduit un truc du genre "qu'est-ce qu'elle est petite!". Une grande, qui si elle dépasse une cote d'alerte pour le mec de base est déjà trop grande, qui porte des chaussures à bascule devient du coup trop grande et donc fait fuir le petit nabot excité. Il était resté mais là, sans prise d'élan, il ne voit pas comment il va s'en sortir, il préfèrera donc se rabattre sur une fille aux pieds nus. Elle courra plus vite mais quitte à manquer d'oxygène autant que ce soit au niveau de la mer. Le perchoir est aussi très mesquin, il met tout en oeuvre pour donner à chaque frimeuse en herbe (vive les crampons) une démarche ridicule à la hauteur (hihihi) des relèves de la garde grecque. Le planté du talon, ça vous dit quelque chose? Au propre dans ce pauvre lino et au figuré pour toutes ces erreurs pédestres que nous croisons tous les jours. Pour les plus douées, il ira jusqu'à tenter l'entorse de cheville, les ligaments des chaussures se révélant plus solides que ceux de la cascadeuse. Finalement, le talon aiguille ne nous piquera que s'il ne touche pas le sol!

lundi 2 mars 2009

Mushroom et Butterfly


C'est l'histoire de Monsieur Champignon et de Madame Papillon qui par une après-midi pluvieuse prennent leur voiture en carton pour aller se bécoter au cinéma devant un bon vieux film à l'eau de rose. Monsieur aurait préféré les cascades et les dames courtement vêtues du dernier film d'action en vogue mais Madame aurait explosé devant la langue pendante que n'aurait pas su camoufler son compagnon. STOOOOOOOOP. Arrêtons sur le champ la roucoulade, ce couple à priori comme les autres voire même un peu plus romantique que la moyenne est en fait des plus méprisables. Gras, salé ou sucré voire même caramélisé, garnissant le tapis rouge de toutes les salles de cinéma, ces deux maïs à pop-corn me gâchent mes rares sorties cinématographiques. Considérez ces quelques lignes comme une pétition demandant l'interdiction du maïs explosé dans les salles obscures. Les 9 bars qu'atteint l'eau entrant dans la composition du grain, je les frôle régulièrement lorsque je me retrouve entouré de gros mangeurs croustillants. La chaleur n'a pas que le don de multiplier par 30 le volume du grain! POP fait le silencieux virtuel de mon regard assassin que malheureusement personne ne perçoit, manque de lumière oblige. Et si je leur disais que leur oesophage ne voit guère passer que du polysaccharide (oui, celui des cols de chemise) en grande quantité. Cela réfrénerait-il leur voracité? Le pop corn ne doit être utilisé que pour emballer les objets fragiles ou les mangeurs de la séance de 18h pour expédition sur la planète Maïrs. Le pop corn donne beaucoup trop de travail aux escouades d'après film qui doivent dans un temps record rendre la salle comme neuve pour la prochaine séance et les prochains boulimiques du flocon. Et si je leur disais que l'on mange bien gras sur leur dos, arrêteraient-ils de me donner l'impression de regarder le film dans un tunnel, les croustillements et le farfouillage au fond de l'emballage ne m'autorisant aucune phrase complète? 2500% de marge, 1 grain vendu, 2500 grains achetés! On n'est pas sorti de la casserole! A ce rythme là, je vais finir par avoir un grain. Honte à ceux qui à la lecture de cette dernière phrase ont eu une pensée désagréable à mon égard. POP! Ce coup-ci, le silencieux a fait mouche.

dimanche 1 mars 2009

Bovins bulleurs


Détrompez-vous, je n'ai nullement l'intention de m'acharner sur certaines bêtes à cornes frappées du poil dans le creux du sabot. Il y aurait beaucoup à dire sur ces mammifères oisifs qui passent leurs journées allongées à l'ombre d'un arbre non loin de la mangeoire. Ces mêmes bestioles s'étonneront de finir en steak. Je ne dénoncerai pas ce comportement qui a au moins un avantage de choix, la viande reste tendre. Mes cibles du jour sont toutes les amatrices et tous les amateurs de chewing gum en tout genre. Avez-vous déjà essayé de tenir une conversation téléphonique avec machouillis et machouillette? Êtes-vous, comme moi, assaillis de nausées lorsque les effluves du parfum chimique fraise et fenouil atteignent vos cellules olfactives? Que dire du cocktail tabac et chewing gum destiné, le croit-on, à camoufler les odeurs nicotinées et goudronnées? Et je vous demande quel est votre secret pour rester calme face à un interlocuteur dont le visage se déforme à fréquence régulière rendant non seulement ce vis-à-vis antipathyque mais aussi très moche? Qui a inventé le chewing gum? William F. SAMPLE !Un dentiste. Ces gens là ont vraiment décidés de me gâter l'existence à défauts des molaires. J'accorderai quelques dérogations très particulières, par exemple pour les cow boys (on revient aux vaches....), perchés sur leur canasson, il y a de quoi s'enquiquiner, et il leur faut bien rendre une image amicale à leur troupeau. Mais alors pas de pitié pour l'ingénieur de base déjà incapable de se faire comprendre en temps normal! Quant au grand jeu de réussir la plus belle bulle, la plus grosse, la plus sonnante, je déplore qu'elle n'éclate pas plus souvent au museau des bovins en herbe.