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jeudi 26 mars 2009

Fruits de mer, les parias du 21ème siècle?



S'il est une condition peu enviable, c'est bien celle des fruits de mer. Vous conviendrez aisément qu'en société, ces derniers ont tendance à faire preuve d'une discrétion hors norme. Pas de vagues, pas de réflexion salée, pas le moindre grain de sable glissé volontairement dans les rouages d'une soirée réussie, pas de disputes à couteaux tirés. Bref, de véritables perles. Et nous comment les remercions nous? Devons nous être fiers lorsque, contrarié par cet imbécile de collègue au regard vitreux, nous le taxons d'un QI d'huitre? Comment justifions nous la présence d'oursins sous les bras du même crétin bodybuildé alors que ces derniers sont bien mieux au fond de l'eau et encore meilleurs dans l'assiette? Au passage, ils n'ont rien à faire dans le portefeuille du baraqué mononeuronal. Si on vous qualifie de mollusque, ça n'est pas destiné à vous complimenter, je préfère vous le préciser au cas où vous ayiez la jugeotte d'un bulot (zut, j'ai craqué). C'est plutôt pour souligner une certaine molesse et un caractère gélatineux. Eh bien, finalement l'insulte supposée devra être reçue comme un compliment car ça n'est pas tous les jours que vous serez comparé à un métazoaire triploblastique coelomate bilatérien protostomien. Il n'a vraiment rien dans le citron celui qui emploie des termes qu'il ne maîtrise pas! Il n'a pas la légèreté de la palourde, sa coque est vide et ses blagues sont à la noix. Et ils sont nombreux, accrochés à leur rocher de bêtise ces moules à gauffres!

J'attends Tlahuizcalpantecuhtli


Par Jupiter, nous sommes encore jeudi! C'est par ces mots que mon angoisse matinale s'est exprimée ce matin dès le réveil. Le jeudi est une journée totalement inutile à mon sens, elle ne présente aucun avantage et je trouve que sa suppression définitive du calendrier devrait être très sérieusement étudiée. On a commis l'erreur de lui donner beaucoup trop d'importance à une époque, et cette marque de confiance a été mal interprétée par ces 24 heures diaboliques. La semaine 1 de l'année x est la première qui comporte un jeudi. Le jeudi est le jour pivot de la semaine. Je lui tourne le dos d'ailleurs au jeudi tellement il m'insupporte. Jusqu'en 1972, le jeudi était jour de relâche à l'école, il y en a même qui aspiraient ouvertement à la semaine des quatre jeudis. Le monde est fou, je dis. Sûrement des cossards qui ne bossaient pas plus les autres jours de l'année. Le jeudi est le jour de Jupiter, celle planète géante gazeuse (elle me gonfle cette journée de Jupiter) est la plus pesante du système solaire (elle est lourde cette journée de Jupiter). La foudre me tombe régulièrement sur le coin du nez en ce jour du Dieu des Dieux, nom de Zeus, elle finit par m'échauffer les oreilles. Entre ceux qui s'excitent de n'avoir rien fait depuis le début de la semaine et ceux qui aimeraient ne plus rien faire jusqu'à l'heure de la débauche le lendemain, je souffre, l'ammoniac me ravage l'estomac, j'explose en surface et des vents violents surgissent à chaque instant de ma tempête crânienne (et pas besoin de sonde pour s'en apercevoir, je vous conseille d'adopter une orbite haute, les météorites LXIII peuvent être très dangereuses). Cette journée est sombre, pas le moindre halo de lumière (si je tenais l'ingénieur astronome qui a jugé intelligent de baptiser "Halo" un des anneaux de cette grosse planète, pas très visionnaire le garçon, même au travers de son énorme télescope, hé, change tes lentilles!). Il reste 3h24 minutes (soit 734400 secondes de problèmes, d'insatisfaction, de frustration potentiels) avant de passer au vendredi. Que Vénus, déesse de l'amour et de la beauté, pointe son petit minois. Les belles femmes se font décidément toujours trop attendre.

mercredi 25 mars 2009

Coriolis était plutôt montagne


Chers amis touristes et amateurs de bâteau à voile, bienvenue dans la mer des Sargasses. Vous y resterez plantés pour un certain temps, cette partie de l'Atlantique étant complètement dépourvue de vents généralement bien utiles pour gonfler voiles et focs. Christophe Colomb lui-même y perdit son temps en son temps! Gonflés d'exaspération vous le serez assurément car les winchs resteront au chômage technique, vous privant de toute occasion d'exposition de triceps tenseurs d'élastique de marcels auréolés. Gonflés et plantés, vous le serez doublement, car le fameux sargazzo, algue brune peu avenante, recouvre cette mer à haute salinité, vous empêchant de piquer une petite tête, histoire d'épater d'éventuelles sirènes embarquées pour la ballade. Eh oui, vous êtes en train de comprendre que l'arnaque touristique a frappé! D'autant plus que la mer des Sargasses est la seule de la planète à ne posséder aucune côte, donc aucune plage, aucun bar à cocktail, aucun parasol, aucune chance de croiser des nageuses-sauveteuses. Tout au plus une colonnie d'anguilles des profondeurs venues pondre pour les générations futures. L'avantage résidera uniquement dans l'absence totale de sable entre les orteils. Bref la misère la plus totale. Plus sinistre encore, il ne serait pas surprenant quà la nuit tombée, quelques fantômes ressurgissent de ce cimetière marin. Vous auriez dû vous en douter, les Bermudes ne sont pas loin. Manque pas de sel cette destination!

mardi 24 mars 2009

Paupières et penderie


La nuit tombe sur la maisonnée, la journée de travail a laissé des traces, tout le monde ou presque a endossé son pyjama et file sous la couette. Les tartines sont déjà grillées, confiturées et mises sous film alimentaire au réfrigérateur, la minuterie décompte les heures jusqu'à déclencher de concert la bouilloire et la machine à café, les chaises sont prêtes à accueillir au petit matin les postérieurs encore endormis, bref tout est prêt pour le lendemain. Tout, vraiment tout, car madame, avant d'aller se lover seule dans le lit frais, monsieur s'étant déjà endormi devant la télévision, a soigneusement disposé dans la salle de bain sa tenue du lendemain pour optimiser l'utilisation du temps entre le posé du talon au sol déclenché par un réveil toujours trop strident et le camouflage intégral du pli de l'oreiller lui barrant la joue gauche. Anticipation direz-vous? Erreur répondrais-je! Le sommeil commence à emporter l'organisée. Les paupières se font lourdes, elle s'endorrrrrrrrrrrrrrrr. Ah! Sursaut! Pourquoi a-t-elle choisi cette tunique? Elle la boudine! Pourtant elle s'était jurée de la refiler à sa meilleure amie (perfidie féminine caractérisée mais ô combien classique). Hop, premier posé du talon, et vas-y qu'elle retourne la penderie, "tiens, je ne me rappelais plus que j'avais ce chemisier!", essai, miroir, essai, miroir, non, ça n'ira pas, retour à la tunique et au lit par la même occasion. Réactivation de la fermeture quasi-automatique des paupièrrrrrrrrres. AHHHHHHH! Relevé du buste! C'est demain que les clients viennent, les petites fleurs brodées sur le col ne feront pas assez sérieux. Hop, second posé du talon, réouverture de la penderie, le chemisier alors? Mais oui, bien sûr, à moins que......non pas le pull col en V, pour une autre fois, pas assez habillé pour l'occasion, pourtant avec un jean, ça serait super, "oui, mais d'un autre côté, que les clients me regardent dans les yeux ne serait pas plus mal". Re-essai, usure du miroir, cogitations internes, surchauffe mentale pourtant à éviter en phase de premier sommeil, les deux réseaux neuronaux mis en jeu à ce moment de la journée vont déguster, elle va finir cintrée la madame. Allez, chemisier approuvé! Retour au dodo, la nuit est déjà bien entamée. Baillements intenses, subtils mélanges de fatigue et de décompression. Arrrrrrggggghhhh! "Je n'ai pas de chaussures à mettre avec ce chemisier!!!!!". Après une centaine de mètres de déplacements cumulés entre le lit, la salle de bain et la penderie, la préparation de la tenue de sport pour la séance entre copines du soir au cours de laquelle la langue sera le muscle le plus sollicité, l'indécise se décide enfin à mettre un terme à ces tergiversations. Ca y est, l'atonie musculaire est proche, le look du lendemain, enfin de dans quelques heures, est décidé, soigneusement disposé, ordonné pour un habillage en un temps record. Oui, mais c'est sans compter sur le coucher tardif de monsieur que l'inconfort du canapé a fini par renvoyer sous la couette. Une phrase suffira à réactiver les fonctions cérébrales de sa moitié (qui d'ailleurs s'accorde allègrement les trois-quart du lit conjugal). "Demain, il va pleuvoir, ils l'ont dit au journal de la nuit".......

lundi 23 mars 2009

Curling et serpillère


Simone prend son élan. Chaussée de patins téflonnés et caoutchoutés, elle s'équipe de son balai brosse fétiche à poils jaunes et entame la longue remontée de son couloir de 4,207 m. C'est avec une énergie de tous les diables qu'elle entreprend d'astiquer ce carrelage qu'elle et Robert ont posé plusieurs décénnies auparavant. A l'époque, ils avaient hésité avec un revêtement en ailsite, mais à y réfléchir, le granit n'offre aucune propriété de glissement satisfaisante pour l'exercice en cours. Simone peste par de petits cris stridents lorsqu'elle tombe sur des traces de semelles laissées par Robert qui n'a pas eu le courage de se déchausser, à moins qu'il n'ait eu peur d'avoir froid aux pieds, allez savoir. Les cris se transforment en hurlements à la vision répétée des petites pierres laissées par les semelles de son canadien préféré et c'est dans cette atmosphère glaciale qu'arrive le fameux Robert. Il empoigne le saut d'eau de lavage et d'un geste auguste le fait glisser vers sa moitié lessivée avant même l'opération de rinçage. Les techniciens auront noté le mouvement de poignet final dosé avec précision et destiné à imprimer au seau la bonne trajectoire afin de contourner le guéridon et de s'arrêter au pied d'une Simone au bord de la surchauffe . Le seau arrive au beau milieu de la maison, le point est emporté, Simone et Robert tombent dans les bras l'un de l'autre, glissent d'enthousiasme et renversent le seau (les sots). Une deuxième manche sera indispensable. La reconversion des sportifs de haut niveau est parfois douloureuse.....

vendredi 20 mars 2009

Fibulanomiste ventru


Rassurez vous, je ne vous mets pas à la couture ce soir. En ce qui me concerne, c'est un point noir dans un curriculum vitae d'homme moderne. Contentons nous d'un peu d'histoire! Bien qu'existant dès la Rome antique, le bouton commença à remplir son rôle de fermoir aux alentours des poignets adipeux des bourgeois du XIIIème et XIVème siècle afin que leurs chemises ne trempent pas dans leur soupe trop riche en graisses (pas très bon d'ailleurs pour un grain de peau irréprochable). Au-delà d'un certain dégoût que peut vous laisser la vision de ces profiteurs faisant fi de la misère qui les entourait et des pauvres boutonneux qui gisaient affamés sur leur palier, c'est toute la maladresse et la pingrerie des récupérateurs de ce petit objet qui sont à bânir. Je m'explique. Quoi de plus classe, habillé, de bon goût que la tunique à col ouvert sur un torse ferme, lisse et non touffu! Alors pourquoi avoir, d'un coup de canif, découpé l'enveloppe de haut en bas au risque de décacheter une misère abdominale? Le coupable était-il nombriliste? Pourquoi avoir espacé avec tant de largesse les boutons alors qu'on peut en retrouver jusqu'à quatre par manches? Pourquoi enfin inciter les propriétaires de gros ventre velu à délaisser le polo vestige d'une glorieuse époque, pour tenter de raccorder la boutonnière au risque de blesser les personnes alentours avec des éclats nacrés (ne respirez plus)? Ces accessoires défaillants nous imposent des images insupportables (il est où le bouton que je zappe?) lorsqu'ils sont dans l'incapacité de maintenir l'enthousiasme bidochard arboré dans les limites imposées par le coton et le polyester. De telles visions peuvent entrainer de véritables poussées d'urticaires, le bouton manquant devenant alors envahissant! Position délicate que celle du bouton. Il se murmure que le soir, à la nuit tombée, à proximité des ateliers de confection du monde entier, on entend hurler le bouton sélectionné pour la chemise XXL. Et si on tourne le bouton du son, on entendra les boutons pour chemise cintrée festoyer à l'idée de croquer de la tablette de chocolat! Le monde n'est pas juste même pour les boutons!

Grande gueule à sens unique


Nous connaissons tous au moins un spécimen de grande gueule, nous le haïssons pour son comportement nauséabond, les décibels excessifs qu'il se sent obligé d'envoyer frapper nos tympans meurtris, l'ignorance totale des phases essentielles d'un dialogue riche d'échanges, à savoir parole, regard, écoute. En société, le pachyderme barissant est aussi envahissant que ses homologues de la savane lorqu'ils décident d'aller faire des bombes dans le point d'eau favori des félins du coin. Eh oui, la grande gueule est sans gêne! Mais la nature est bien faite car elle a déployé quelques stratagèmes pour contrer ce manque total de sociabilité. En effet, elle l'a à la fois privé de toute connexion intersensorielle mais de plus a installé des distorsions dans les fameux sens délabrés par des années d'annonement d'âneries. Tout d'abord, le spécimen examiné ce soir ne peut pas parler et écouter en même temps, sinon, ça ferait longtemps qu'il l'aurait bouclée. On notera (0/20) facilement que la vue est altérée par le flux sonore irritant de la bête. Bien que fixant ses interlocuteurs avec des globules exhorbités voire sanguinolants pour essayer de les convaincre de la perfection de ses idées et théories, il ne remarque pas que celles et ceux lui faisant face mime le poisson rouge (très animalier cet article) car arrivant à peine à ouvrir la bouche par intermittence sans pour autant réussir à placer la moindre syllable et finalement condamner à rester tout ouïe (normal pour un poisson). Finalement, je me dis que la comparaison avec Dumbo n'est pas la plus adaptée, car avec des pavillons à ce point surdimensionné, pourquoi hurler à ce point? Un filtre auditif atténuerait-il le bruit émis? N'aurait-il pas été plus judicieux d'investir dans un filtre cérébral (ben oui, mais je le branche où?) afin que la bêtise ne franchisse pas le seuil de la trompe face à un public sans défense?

jeudi 19 mars 2009

Kucera, Knot et Vrtak


Elle camoufle son regard mutin derrière sa mèche de cheveux blonds très travaillée et quasi insensible à tout événement climatologique. A mon avis, ce sera la mèche pour allumer le feu d'artifice qu'elle ne manquera pas de déclencher chez un amateur du tif jaunissant souvent maladroitement et exagérément recoloré. L'homme d'origine vigneronne sent un peu le brûlé car il passe ses journées à mécher les fûts des grands crus, la belle aime ces effluves souffrées (vraiment bizarres ces blondes). Un peu ennivré le XY fragile se verra invité dans une ambiance mèches de bougies crépitantes, atmosphère propice à ce que ces deux là finissent à être vraiment de mèche, complicité plus que platonique à venir, la mèche du fouet de madame ne demandant qu'à faire connaissance. Malheureusement la belle est à la frange permanente de l'infidélité, et lorsque son bricoleur de mari (mèche de 12 en titane pour sol carrelé ou pour main n'ayant rien à faire sur le postérieur de madame) rentrera à l'improviste plus qu'émêché (apparemment, un de ses camarades de comptoir aurait vendu la mèche), le poing final de cette idylle sera posé avec violence sur le nez du malheureux qui s'équipera rapidement d'une ou deux mèches cotonneuses.

mercredi 18 mars 2009

Fête la liste


Je suis sur le chemin du retour, le jazz fuse dans mes oreilles et je cherche le sujet de blog de ce soir. La liste est en cours de construction, j'observe, je détecte les détails sur lequel m'accrocher pour en extraire tout et son contraire, rechercher liens, passerelles vers le sourire, connotations culturelles, humeurs associées, bref, je liste virtuellement, et finalement les sujets ne mûrissant pas aussi vite que la cerise que ne manquera pas de vous chaparder le merle dès les premières rougeurs de cette dernières (Arwen est dans les parages?), je retiens le premier terme de ma pensée: la liste. La liste a des avantages et des inconvénients, je vais donc vous les lister, ça y est, je suis contaminé par le virus! La liste aime tout le monde et déploie toutes ses pages pour que la fête réunisse toutes les origines. Tenez, la liste de vacances n'hésite pas à faire cohabiter dentifrice, maillot de bain, bouquin, pile électrique pour le pipi de la nuit, produit anti-moustique, chaussette usée, bermuda moche, etc, etc. En dehors d'un ordre que partage rarement les différentes personnes concernées, monsieur et madame ayant des centres d'intérêts différents (on les liste?), tous les membres de la liste se retrouve sur un pied (surtout la chaussette usée) d'égalité. La liste est universelle, on peut tout lister, les courses au supermarché bien entendu mais aussi les gens qu'on déteste, les vacheries qu'on pourrait leur faire, les défauts qu'ils affichent. On peut aussi lister la liste des listes à rédiger pour ne rien oublier. La liste est coquette, elle aime se parer d'un petit dessin en tête de ligne pour être plus attirante. L'astérisque, le point étant assez communs, je tiens pour celles et ceux que ça intéresse une liste d'autres suggestions, votre mail et je vous les expédie, au passage, vous finirez dans ma liste d'adresses. La liste souffre d'ailleurs lorsque, une fois l'objet préparé ou la tâche réalisée, nous rayons violemment la ligne en question, détruisant par la même occasion la parure. Vive les listes à cocher! D'autant plus qu'une liste peut être réutilisée, nous partons régulièrement en vacances, la liste été 2008 doit très largement inspirer la liste été 2009 par exemple. La liste, outil de capitalisation? Pour finir sur les points positifs, en voici une petite liste, celle du père Noël, celle de mariage, celle des locutions molles (vous allez vous marrer). Mais attention, la liste est aussi parfois un outil malsain. Avec les moyens modernes, elle peut vous aggresser à chaque instant en s'affichant en plein milieu de votre écran d'ordinateur s'annonçant par un petit son insupportable qu'on aura choisi pour vous dans une liste de petits sons insupportables. La liste peut aussi se transformer en Litanie Interminable Sensible des Tâches Emmerdantes vous alertant à chaque instant que la journée va être longue et que vous ferez tout sauf vous amuser. La liste alphabétique constitue, quant à elle, un piège pour les noms en A ou en Z, forcément mis en avant comme l'artiste de stand-up qui à sa manière liste tous nos petits travers. Je m'arrête là sur les deux facettes de notre compagne permanente, la liste serait trop longue. J'en ai ma claque de ces listes, même si elles m'ont bien aidé pour écrire ce que vous venez de lire.....

mardi 17 mars 2009

Sous vos applaudissements


Installez vous confortablement dans une salle de sport pour suivre un match tendu, plein de rebondissements (basket, volley, tennis, triple saut?). Immergez vous parmi les spectateurs les plus acharnés, ben oui, faudra travailler le vocabulaire, mais ça vient vite. Prêts? Partez. Mais, non pas de la salle, vous allez vous faire piquer votre siège pas si confortable que cela d'ailleurs et en plus vous allez galérer pour vous regarer, ah bravo! Observez les différents types d'applaudissements. Il y a le conventionnel, paumes plutôt axe vertical, centrées à la frappe, débattement 120° maxi, fréquence régulière autoadaptative au rythme imprimé par le speaker, son renvoyé dans la moyenne, les paumes creuses raisonnant plus que les grandes paluches molasses. Je dirai que nous venons de couvrir un supporter sur trois, pas plus. Pour certains fâchés avec leur main gauche, ils la tiennent immobile, autorisant la droite à corriger la maladroite à plat. Il y a aussi les colonnies d'otaries qui battent des nageoires, attention, le ballon sur le coin du nez interrompra douloureusement la séance, il faut savoir nager dans le clapotis pour claquer comme l'otarie disait un éléphant de mer admiratif face à l'agilité de ses cousines. Il y a aussi le clap unique, le faineant arrêtant aussi vite qu'il a commencé. Ayons une pensée pour l'ingénieur venu au match pour la première fois et pris par surprise par une relance du kop alors qu'il était sur le point d'ouvrir sa canette de boisson gazeuse ne trouvera pas mieux que d'essayer d'émettre des sons métalliques en tapant sur la dite canette, bonjour l'ambiance à l'ouverture de la boisson, ses voisins vont l'applaudir au visage (une bonne claque vaut mieux qu'une hola aurait expliqué un de ces supporters de foot diplômé en IAS niveau 3 après avoir gentiment corrigé son voisin ayant par mégarde souligné d'un tapotement discret du bout des doigts un geste technique de l'adversaire). IAS: Intelligence Anti Sportive, un mot de trop, à vous de trouver. Il y a aussi l'AFI, applaudissement à forte inertie qui fera de vous la star du moment, tout le monde s'étant mis d'accord de s'arrêter juste avant vous. D'autres insatisfaits de leur capacité paumatistique (niveau de bruit émis par le claquement mutuel des mains d'un individu dans la moyenne, 5 doigts par main quoi, non pas exprimé en décibels mais en pafàclap) s'équipent de planchettes de contreplaqué pour faire un maximum de vacarme. Supporter dopé en bois. Ouais, moi je préfère le pin des landes, le bruit est plus frais que le chêne de la forêt de Tronçais qui a tendance à moins bien retourner que le bouleau mais je suis allergique et en plus Kimberly n'est pas là (c'est la pompom girl remplaçante, sortez vos mouchoirs). IAS, paumatistique, AFI, pafàclap, j'invente ce soir, mais vous verrez, l'académie des arts et des lettres ainsi que celle des poids et mesures m'applaudiront de concert un jour prochain. Pour finir sur le concert, ne jamais applaudir entre les pièces d'un morceau de classique, ça agace!!!!

lundi 16 mars 2009

Blanche-neige s'appelait Kimberly


Nous approchons de la fatidique saison du pollen en tout genre. Les réserves mondiales d'anti-staminiques seront mises à mal. Ca va tousser dans toutes les chaumières, éternuer violemment à tous les étages, renifler de droite et de gauche. Les yeux vont couler et pas seulement suite à conjonctivite, rhinite, et autre sinusite. Non, de tristesse car Kimberly-Clark, la jolie ingénieure en chef en kleenex (trop canon pour figurer en photo, certains risquant d'être enrhumés par son papillonnage sourcilaire) a vraiment été radine sur le nombre de mouchoirs en papier contenus dans un paquet. Dix, et pourquoi pas seulement deux? Les trois couches anti-irritations ne suffisent pas à expliquer cette limite très désagréable lorsque la cascade nasale vient à se réveiller et que vous n'avez plus que la manche de votre voisin ou sa cravate pour éponger le flux (l'essuyage pourra passer inaperçu selon les motifs de l'accessoire, certains s'approchant d'assez près d'une vue au microscope grossissement 100000 du rhinovirus)! Kimberly aurait-elle des scrupules environnement durable, le nombre d'arbres abattus pour fabriquer ces petits morceaux de papiers blancs, à motifs ou mentholé (ceux là aussi font pleurer mais c'est normal, c'est Kimberly qui l'a dit) est incroyablement élevé et détruit nos forêts ce qui menace les générations futures déjà fortement exposées à une pollution croissante. Ou alors Kimberly est allergique et se venge sur ces pauvres caduques les effeuillant bien plus rapidement que l'agressé du nasopharynx vide la boîte de mouchoirs seule réponse à la petitesse du paquet individuel, oui mais ça tient pas dans la poche!!!. Autre hypothèse, la petite chatte (c'est ainsi que ses collègues la surnomment eu égard aux petits miaulements détestables qu'elle émet lorsqu'elle s'énerve à ouvrir le suremballage des fameux paquets invention d'un de ses collègues ingénieurs qui nous amènent à une autre utilisation des mouchoirs, l'essuyage des larmes de désespoir face à leurs inventions asthmatiques, parenthèse essouflante non?) est atteinte d'un coryza ou rhume de cerveau et cette reniflette altère ses capacités cognitives avec congestion de l'ensemble de ses voies respiratoires. En tout cas, le compte n'est pas bon, le paquet est toujours vide trop tôt, je ne mettrai pas mon mouchoir là-dessus, et je compte bien en faire tout un foin voire plusieurs!

dimanche 15 mars 2009

Monte le son Ban ki-moon!


De nombreux commentaires peu élogieux pour les artistes visés dénonçaient la pratique du play-back en plein concert, dupant le spectateur ayant économisé toute l'année pour se retrouver entouré d'autres fans et écouter (parce que voir, faut pas y compter vu que le siège 777B est juste masqué par l'enfilade porte des toilettes, régie télévisée, haut-parleurs et grand couillon de 2 m se trémoussant comme si l'intensité ampèremétrique ne faisait pas que traverser les câbles dans lesquels vous avez trébuché, renversant du coup votre boisson gazeuse sur le fameux grand couillon). Je pense que je viens d'exploser le record de la parenthèse la plus longue de notre ère. Et bien non, je n'accablerai pas ces chanteurs et chanteuses peu courageux qui ont certainement une bonne raison pour ne pas chanter en live! Je veux simplement innocenter une autre population se retrouvant parfois sur la pelouse des plus grands stades de la planète: les sportifs nationaux! Je n'oublierai pas non plus les spectateurs les entourant. En effet, lors des hymnes, avez-vous remarqué le décalage entre le son et le mouvement des lèvres des sportifs. Ouais, les tricheurs! Et que dire du supporter complètement barriolé qui entonne le refrain alors que nous en sommes déjà au second couplet. Ouais trop bas de gamme ces énervés, mauvais joueurs, contestateurs permanents, malpolis assurément! Soit ces afficionados du dimanche ne sont absolument pas mélomanes soit ils bafouillent le chant vitrine de leur nation. Les deux mon capitaine. Mais ils chantent, enfin, ils délivrent des ondes sonores discordantes, motivés par l'effet de meute, euh, de chorale. Mais alors qu'est-ce qui se passe? Je vais résumer. Le son se propage à 300 m/s, finalement, il est un peu lent le son comparé à la lumière et il ferait bien de changer de tempo car à avancer comme un dièse(l), il ébouriffe encore un peu plus Rouget de l'Isle, met la reine en situation en péril outre-Manche, disloque les familles italiennes, conduit les espagnols à ne pas officialiser les paroles de la Marchea Real, nous fait louper quelques étoiles du côté de Washington. Que de fausses notes! Au fait, il est où Rémi l'ingénieur du son? Jamais là, plein le dos de ces jeux de mots ras du sol, si seulement.... Bref, voilà la méthode pour se mettre mal avec tous les locataires de l'ONU. Des casques bleus distribués à l'entrée des enceintes sportives étoufferaient le conflit avant le bruit des canons. Eh oui, les stades font largement leur 100 m de diamètre, du coup, le temps que le son qui sort du mange-disque du gardien du stade (ouais celui qui trépigne d'impatience à l'idée de la vitesse de pousse de la pelouse et qui prend un malin plaisir à faire des dessins bizarres avec sa tondeuse hyper bruyante, faudrait d'ailleurs qu'il mette un bémol dans ses commentaires d'après Coupe) arrive à l'oreille des apprentis singers, que leur cerveau parfois endommagé par des tacles ou des placages à répétition, ou tellement imbibé par des hectolitres de bière que l'onde sonore rencontre toutes les difficultés à s'y propager, et voilà, quelques dixièmes de décalage se sont écoulés, condamnant tout le monde à une mesure de retard. Seul le gardien du stade chante en rythme, mais là, à l'audition des toutes premières paroles, je dis "Chut!".

samedi 14 mars 2009

Peano et Sierpiñski mangent du brocoli


Le passage de la serpillère est une des tâches au sol des plus détestables. Un manque d'organisation et vous vous retrouvez coincé dans une coin de la pièce exempt de tout point de repos, obligé d'attendre que le rinçage se transforme en séchage, regrettant par la même parquet et moquette, mais aussi que le phénomène d'évaporation soit si lent (ça vaut aussi en ce qui concerne les crétins récemment pointés dans ce blog qui, au lieu de se sublimer feraient bien de décamper à toute vapeur). Une lacune dans l'organisation de votre ménage et le soir même vous découvrez que la tâche de brocoli laissée au sol a esquivé toutes vos tentatives d'avant et arrière de manche à balai et du coup votre ménage sera tumultueux, l'inspecteur ou trice en travaux mal finis ne manquera pas de vous reprocher ce travail à moitié éxécuté. Après la lecture de cet article, votre futur proche sera lavé de ces frustrations car vous aurez rencontré Giuseppe Peano. Quoi, un italien qui fait le ménage à ma place? Calmez vous, il était bien trop occupé pour cela car ce mathématicien né il y a un peu plus de 150 ans s'est enquiquiné à trouver la formule miracle, non pas pour faire disparaître les tâches de brocoli quel que soit le support et le mode de cuisson, mais pour, dans une pièce carrée (ben oui, il faudra revoir l'architecture intérieure), définir l'équation d'une trajectoire passant en tout point de la cuisine (je dis ça car j'espère que vous ne servez pas du brocoli à vos invités dans la salle à manger, sinon, ne vous étonnez pas qu'il faille nettoyer après). Et alors bonjour la galère si l'assiette a été renversée sur le tapis par votre invité. Tiens en parlant de tapis, connaissez vous Mr Sierpiñski ? Un contemporain de Giuseppe, tout aussi mathématicien que le transalpin et qui, pour éviter la tâche verte inventa un tapis à motifs à trous. Carré comme la cuisine, découpé en 9 carrés égaux, le carré du milieu est supprimé et pour chaque petit carré la découpe est reconduite (comme l'invité qui a renversé son assiette non pas par maladresse mais par manque de goût, ben oui, c'est bon le brocoli!). Ca occupe et à la fin, le tapis n'est que trous carrés, beaucoup de temps passé pour aucune matière livrée. Je sens que vous décrochez, que vous vous essouflez. Ne niez pas, vous n'arrivez pas à masquer cette petite ride interrogative qui , si on l'examinait au microscope délivrerait de nombreux motifs répétés à l'infini. Résumons donc, serpillère, tapis, brocoli, Paneo, Sierpiñski, ride infinie, poumon. Mais où va-t-on? Dans le domaine des fractales, chères lectrices et chers lecteurs, un peu de culture mathématique vous fera le plus grand bien en ce samedi pluvieux. Et s'il faut répéter, je répéterai, pédagogie fractalistique oblige.